Les fiançailles de Lois et Clark sont entravées par la nouvelle loi contre les superhéros dont Oliver est la première victime. Clark, Carter et les autres doivent faire profile bas alors que Tess, Lois et Emil sont interrogés par la nouvelle autorité mise en place par Slade Wilson.

Pour ce dernier épisode avant l’hiatus (reprise le 28 janvier), Smallville ramène le maximum de têtes connues (dans la limite du budget) et poursuit sa chute dans les abysses de la noirceur sans lésiner sur les effets de réalisation un poil emphatiques.

Mais avant cela, le scénariste joue la feinte avec une scène d’ouverture qui a fait fondre mon cœur de midinette (oui, même pas honte !!) et une demande en mariage comme toutes les filles en rêvent. Là aussi, le réalisateur abuse un peu trop des ralentis, mais il n’empêche que la pluie de pétales de rose et le garçon à genoux, ça fait son petit effet.

Lois et Clark sont enfin fiancés (on ne doutait pas que Papa Lane avait donné son accord) ce qui donne lieu à des scènes amusantes, un nouveau face-à-face avec Cat (et ce n’est pas le dernier de l’épisode), une soirée de célébration qui montre à quel point les fiancés ont peu d’amis et une petite scène de flashback avec Chloé. Pas de panique, Allison Mack n’est pas revenue (snif !), la production a juste recyclé assez maladroitement d’ailleurs (ça tombe comme un cheveu sur la soupe) une scène non utilisée de Lazarus (10.01).

Sauf que tout ce petit monde ne va pas continuer à rigoler longtemps, le Général Wilson (ah Michael Hogan avec un œil en moins comme au bon vieux temps de Battlestar Galactica !), sous l’influence de Darkseid, ayant décidé de se la jouer Troisième Reich qui rencontre l’Inquisition. A mort donc les superhéros à commencer par ce pauvre Oliver et traque générale de tous ceux qui sont proches de Clark. La petite milice aux airs nazis a beau tenter de tirer les vers du nez à Lois, Tess et Emil, il ne se passe pas grand-chose si ce n’est un changement de camp du côté de Cat Grant et ce n’est que lorsque Clark, Carter et Oliver décident de ne pas respecter les propres ordres qu’ils se donnent (c’est-à-dire agir) qu’il y a enfin un peu d’action avec dommages collatéraux à la clé.

Car si le titre de l’épisode fait référence au projet de Slade contre les superhéros, nous assistons véritablement à la chute d’un ange, les ailes en feu. D’où une scène finale qui convoque Black Canary, toute en cheveux et en jambe et Stargirl, (les silhouettes d’Aquaman, Cyborg, Zatanna et Impulse apparaissent, mais les acteurs ne sont pas là) aux côtés de Lois et Clark, plus cuirs que jamais (du coup, la veste de Clark est moins ridicule dans ce contexte) pour un enterrement là aussi bien trop ampoulé et un cliffhanger dont la nature n’est pas très claire.

Icarus clôt donc cette année 2010 de façon un peu bancale, ne sachant trop comment gérer la bonne dose d’obscur et d’espoir. Pour autant, l’épisode s’inscrit dans l’évolution de la saison et fait avancer pas mal de pistes tant personnelles que mythologiques.

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