Lois retire le poignard planté par Zod dans le corps de Clark ce qui permet à celui-ci de ressusciter. Persuadé que Lex est de retour, il se met en quête de réponse. De son côté, Chloé décide de se sacrifier pour sauver Oliver en mettant le masque du Dr Fate alors que Tess se réveille avec un visage tout neuf signé Lex.

And now the final season of Smallville …

Il y a quelque chose de très rassurant dans cette phrase prononcée après le « Previously » de ce premier épisode parce que ça laisse supposer que sachant qu’il n’y a plus qu’une saison pour clore le chapitre, l’équipe créatrice sait ce qu’elle fait. Au vu de Lazarus, ça semble être le cas même si comme souvent dans Smallville, tout n’est pas complètement maîtrisé.

Au demeurant, on s’en fiche un peu parce que ça démarre très fort avec une Lois qui sauve son Clark et prend le parti de ne pas lui dire qu’elle sait qu’il est The Blur. C’est une excellente idée et il n’y a plus qu’à espérer qu’une fois l’Afrique visitée, elle nous revienne avec le même dessein en tête. Leur scène commune au Daily Planet, lorsqu’elle fait semblant de chercher son stylo sous la table donne un bon aperçu du potentiel comique de la situation. C’est aussi une bonne façon d’inverser les rôles. C’est en fait elle la protectrice.

Le girl power est décidément en marche puisque Chloé fait la même chose pour son homme, le Oliver Quinn se la jouant James Bond dans le début de Casino Royale : tout nu et torturé par un méchant inconnu qui s’inscrit comme l’une des nouvelles menaces à laquelle Clark doit faire face. En cachette de Clark (mais ce n’est pas une première), elle passe le masque magique du Dr Fate vu dans la saison 9 non sans craindre d’y perdre la tête.

Mais la romance c’est bien beau, il faut tout de même s’attaquer au méchant de la semaine/saison : Lex Luthor. Et que fait-on dans une série fantastique quand un acteur (Michael Rosenbaum) ne veut pas rempiler pour son rôle ? On joue la carte du clonage ! C’est à partir de là que l’épisode part un peu en cacahuète. Certes, il est intéressant qu’un mini Lex fasse partie de la vie de Tess (elle s’est bien gardée de le dire à Clark et semble vouloir s’en occuper, on craint le pire pour l’équilibre psychologique de ce petit) mais la partie « grand, moche et méchant clone qui attache Lois dans un champ et fait sauter la rotonde du Daily Planet (certaines choses sont sacrées !!) pour finalement crever sous un arbre », ce n’est pas très convaincant.

Comme d’habitude, le pauvre Clark ne chôme pas et a quelques « daddy issues » avec Jor-El qui le renie carrément, suivi d’une rencontre moralisatrice à mort (sans jeu de mots) avec Papa Kent, sorte d’ange/conscience.

Les scénaristes semblent en tout cas bien décidés à nous transformer Clark en Superman au terme de l’année et même peut-être avant avec l’apparition du fameux costume rouge et bleu

Ce season premiere assez inégal, mais joliment mis en scène – l’esthétisme de la scène de Lois dans le champ est parfait – et permet toutefois de nous replonger dans l’histoire et de renouer avec le mythe. Ça semble bien parti pour une ultime saison pleine de rebondissements (et de guests alléchantes).

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