Partageant désormais l’affiche au Daily Planet avec Lois Lane, Clark Kent doit faire face à la venue sur Terre de son peuple d’origine, les Kandoriens, menés par le Général Zod. Il lui faut aussi composer avec ses nouveaux sentiments pour Lois, contrecarrer les plans de Tess, aider de vieux superhéros, affronter Checkmate et Metallo. Grosse année pour Clark !

Depuis quelques années, lorsque j’ai découvert qu’elle était meilleure en VO qu’en VF, Smallville est devenue ma série « guilty pleasure ». Elle est typiquement la série que je sais ne pas être fantastiquement bien écrite (parfois, c’est même n’importe quoi), pas toujours brillante en terme de jeu des acteurs et pourtant, j’ai attendu chacun des épisodes de cette saison 9 avec ferveur.

Il faut dire que pour peu que vous soyez un peu adepte de comics et de morale à la CW, Smallville a tôt fait de vous embarquer avec son histoire d’amour contrariée et sa mythologie clin d’œil qui respecte juste ce qu’il faut le héros.

D’ailleurs plus que jamais, cette saison 9, qui sera donc l’avant-dernière, convoque du superhéros. C’est là sa grande force à l’image du double épisode de mi-saison avec Michael Shanks entre autres qui s’inscrit dans la mouvance Watchmen avec sa cohorte de vieux de la vieille qui regagne des couleurs grâce à Clark et que l’on retrouve intégré à l’équipe dans le final. Avant eux, Metallo fera deux apparitions sous les traits de Brian Austin Green et bien sûr notre futur Superman peut compter sur le soutien de Green Arrow à savoir Oliver Queen (sublime Justin Hartley, qui est au générique).

Et comme si la vie de Clark n’était déjà pas assez compliquée, voilà que rappliquent le fameux Général Zod et son armée. Le kryptonien déchu n’a évidemment pas de projets pacifistes concernant notre bonne vieille Terre. Cette intrigue qui se voulait le point d’orgue de la saison devient une très grosse faiblesse dont on a hâte de se débarrasser. La faute au jeu faiblard de Callum Blue qui nous a pourtant habitués à beaucoup mieux. Et que je te fais une alliance (et plus si affinités) avec Tess, et que je me fais passer pour The Blur auprès de Lois, et que je tue mon futur enfant (scène terrible). Bref, Zod fait n’importe quoi et nous plombe l’ambiance.

De son côté, Tess est contrainte de raser les murs à cause d’un ancien engagement auprès de Checkmate, une organisation secrète dirigée par une Pam Grier à mourir de rire. Là aussi, l’intrigue manque de relief et il faut attendre l’apparition de la fameuse Red Queen (on vous laisse la surprise !) pour réellement rendre le moment jouissif. Du coup, le personnage qui avait hérité d’une belle entrée en matière l’année dernière paraît bien pâlichon malgré le talent de Cassidy Freeman.

Cette année, la grande réussite de la saison c’est Chloé Sullivan transformée en Watchtower, un guide plus que spirituel pour une armée de superhéros à la dérive. Les scénaristes font un bien beau travail en faisant de Chloé un personnage par endroits trouble qui ne mange plus dans la main de son cher Clark et qui a à cœur les intérêts de sa planète avant ceux de son meilleur ami. À l’image d’une Willow Rosenberg, elle pourrait à tout moment basculer « du côté obscur de la Force ». Grâce à la belle interprétation d’Allison Mack, Chloé est devenue une jolie jeune femme qui parvient même à mettre Oliver Queen dans son lit tout en refusant de se laisser aller à de quelconques sentiments trop profonds.

À l’inverse, sa cousine Lois, qui ne sait toujours rien de la nature de Clark, passe la vitesse supérieure avec son collègue. Et oui « Smallville » lui fait battre son petit cœur et les voilà qui décident de sortir ensemble. Cette ligne scénaristique n’est pas des plus subtiles et il faut avouer que l’alchimie Tom Welling/Erica Durance manque un peu de piquant… et de sensualité ! Pour autant, ces deux-là sont mignons et Erica Durance reste particulièrement drôle alors que Welling s’affiche plus que jamais comme un roc.

Ainsi après une saison 9 qui fait revenir Martha Kent accompagnée d’un certain Perry White, qui fait éclore plusieurs jeunes superhéros, nous voilà fin prêts pour le bouquet final. Vivement septembre !

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