Dans le but d’obtenir armes et argent pour la recherche d’Abel, le club exploite ses connexions dans le monde du porno pour divertir les clients de Henry Lin, ce qui ne convient pas trop à Opie. Des problèmes juridiques viennent par ailleurs s’interposer entre le club et le Canada. Le père de Gemma disparaît, et la prisonnière compte elle aussi s’enfuir.

La recherche d’Abel se poursuit, mais il devient assez évident que celle-ci prend quelques tournants pour durer plus longtemps qu’elle ne le devrait. Ainsi, SAMCRO négocie pour de l’argent et des armes, et ce, en passant outre les problèmes juridiques – avec l’introduction de Robin Weigert en tant que nouvelle avocate – et les sentiments conflictuels que nourrit la ville envers le club. Il va y avoir du remue-ménage de ce côté-là, c’est inévitable, mais pour le moment, c’est avant tout là en fond, de façon à ce que cela soit bien installé quand cela prendra les devants.

En attendant, c’est négociations et Cie avec les Grim Bastards, les Mayans et Lin, le tout parvenant à fournir au passage le moyen de se pencher sur la relation entre Opie et Lyla – cette dernière étant toujours dans le monde du porno. Gérer la carrière professionnelle de la nouvelle femme de sa vie se montre ardue et offre l’opportunité d’exposer, tout particulièrement grâce à une scène entre Opie et Jax, les différences qu’il y a par rapport à sa femme décédée. Ce sont deux relations opposés, et il s’agit là de trouver la bonne façon de gérer, cela dépendant certainement de l’autre personne dans l’équation. Quoi qu’il en soit, Opie veut simplement que Lyla soit heureuse, sans réellement se préoccuper de lui, vu qu’il parait, pour ne pas trop changer, être le plus malheureux.

Enfin, malgré le kidnapping de Abel, il faut noter que l’ambiance jongle plutôt bien entre l’urgence de la situation et quelques notes comiques, bien que pour ce dernier angle, c’est avant tout du côté de Gemma qu’il faut se tourner.

Tara est sur place et débloquera pour le coup la situation avec Jax – en tout cas, une partie – au téléphone, avec un corps près d’elle. Sans trop de surprises, cela tourne mal pour Amelia. C’est prévisible, et le plus embêtant de l’histoire, c’est justement sa mise en scène. Certes, Gemma lui foutant son poing dans la figure est inspirée, mais les bonnes intentions de Tara ne sont là que pour offrir à Amelia sa possible porte de sortie, et c’est beaucoup trop évident. Cela a quand même le mérite d’entrainer le coup de téléphone de Tig à BachmanStephen King jouant alors l’homme idéal pour se débarrasser d’un cadavre. Les quelques scènes qui en ressortent sont d’un humour noir à toute épreuve, donnant à cette partie de l’histoire la possibilité de se conclure en beauté.

Avec le père de Gemma qui permet d’explorer un peu l’histoire familiale, et qui apporte la parfaite dose émotionnelle de l’épisode, ce qui se passe en Irlande va peut-être aussi nous éclairer sur d’autres chapitres de l’histoire Teller, Maureen nous en apprenant un peu plus sur ses liens avec John Teller. Le séjour à Belfast permet par ailleurs de reconnecter avec Cherry (l’ex de Half-Sack), servant ainsi d’intermédiaire à Maureen, qui souhaite contacter Gemma. Cela ne nous avance pas beaucoup, mais l’idée d’un visage familier en Irlande, surtout si elle se trouve réellement exploitée par la suite, pourrait apporter beaucoup.

Il est difficile de nier que Sons of Anarchy prend son temps, et parait occasionnellement trainer des pieds, dans l’évolution de son intrigue. Les explorations de certaines relations restent intéressantes, mais elles peinent réellement à trouver une force dans le contexte actuel, surtout quand l’ensemble joue sur quelques grosses ficelles et déroulements un peu trop prévisibles. Malgré cela, l’épisode parvient à s’affirmer au sein de quelques scènes clés, et surtout de passages humoristiques bien placés.

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CaroleC
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