Jackson ‘Jax’ Teller est un membre du Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original, club de motards dont son père est à l’origine. Après la destruction d’un de leur local et le vol de leur dernière cargaison d’armes, le club cherche à se venger, mais Jax a un autre problème, son ex-femme enceinte fait une overdose, mettant la vie de son fils en jeu.

Avec Sons Of Anarchy, FX se lance dans la moto. Le Sons of Anarchy Motorcycle Club Redwood Original ou SAMCRO est une fraternité de motard, mais pas dans le style « on part sur la route 66 faire une virée entre passionnés de grosses cylindrées », non, là c’est plus du style Hell’s Angels.

Avec Kurt Sutter, producteur et scénariste sur The Shield, à la création, on n’est pas très surpris de retrouver une ambiance fortement teintée de violence, et des personnages dont le sens de la justice leur est bien propre. Ce n’est pas pour autant que les deux séries sont identiques, car l’univers de Charming se montre assez différent de celui de Farmington, même si les éléments qui le composent pourraient faire penser le contraire. Par là, je parle de gangs qui se battent pour leurs terrains avec le SAMCRO qui veut faire la loi. Ce qui fait la vraie différence, ce sont les personnages.

On est introduit à Jax assez rapidement, car c’est avec lui que nous allons vivre l’aventure. Charlie Hunnam impose son charisme dès les premières images, et sera vite appuyé par une bande de sales gueules. En gros, nous avons là la panoplie des « tronches » de bad guys. Ils ne sont pas tous là, car il faut bien en garder pour la suite, mais les acteurs choisis sont tous connus pour leur physique et les rôles antipathiques dans lesquels ils excellent à l’habitude. Ici, ils sont à la fois les bons et les méchants, car les motards ne sont pas des anges, mais ce sont eux les héros de l’histoire.  Certains vont sortir du lot, tout particulièrement Clay Morrow, cofondateur du SAMCRO, interprété par Ron Perlman, mais il y a aussi Mark Boone Jr., Kim Coates, Tommy Flanagan, William Lucking, Ryan Hurst et Theo Rossi qui jouent les membres clés du club.

À cet univers fraternel, se lient les vraies familles, surtout celle de Jax, et accessoirement de Clay, car elle est un peu commune. C’est Katey Sagal qui va jouer la mère de Jax et qui ne va pas tarder à montrer qu’elle n’est pas là parce qu’elle est la femme du créateur, mais parce qu’elle n’a rien perdu de tout le talent qu’on lui connaît. Cette dernière hérite donc d’un des rôles les plus ambigus, entre maternalisme, ambition, contrôle. Si les femmes pouvaient entrer dans le Club, elle le dirigerait.

Ce pilot nous introduit donc aux personnages et s’occupe principalement de définir les relations qui les lient entre eux. Nous rencontrons donc Jax, sa famille, son ex-femme, son amour de jeunesse et l’ombre de son père qui plane sur le club, tout comme nous sommes familiarisés avec les membres et les ennemis. Tout tourne autour de ce relationnel, laissant un peu en retrait la mise en place des enjeux de la série. Ces derniers restent assez flous, ne permettant pas vraiment de déterminer ce qui prendra de l’importance par la suite ou non. Beaucoup de choses sont mises en place, et c’est peut-être ça qui peut porter à confusion, car on ne peut pas vraiment déterminer ce que la suite va privilégier.

Au final, il n’y a quand même pas grand-chose à reprocher à Sons Of Anarchy, que ce soit sur le fond ou dans la forme. Il y a des personnages forts, beaucoup d’idées, une ambiance unique, et donc, un très gros potentiel agrémenté d’un excellent casting. Il est fort probable que ce soit là la meilleure nouveauté de la rentrée. FX commençait à voir sa grille dangereusement faiblir avec la fin de ses meilleures séries approchant (The Shield, Rescue Me, The Riches), mais avec SoA, elle a trouvé la succession.