Southland – Pilot (1.01)

Ben Sherman, un flic débutant à la police de Los Angeles va passer sa première journée avec John Cooper, son officier superviseur. Détective Lydia Adams enquête sur la disparition d’une jeune fille. Bryant et Morreta cherchent à identifier les tireurs dans une fusillade qui coutât la mort à un adolescent innocent.

Southland s’intéresse donc à la police de Los Angeles, détectives et uniformes. Avec son ouverture au son de Supertramp, c’est dès les premières images que le style visuel s’impose à nous. Un choix artistique audacieux pour une chaine comme NBC, mais qui s’accompagne de contraintes. C’est filmé façon documentaire, pour nous plonger au cœur de l’action, façon Cops.

Le temps d’adaptation est très rapide et l’on va sans trainer s’intéresser aux différents protagonistes. Peu obtiendront beaucoup d’attention, c’est le souci avec les Pilote pour les Ensemble Shows. Malgré ça, Ben Sherman (Benjamin McKenzie) et son officier instructeur, John Cooper (Michael Cudlitz) auront le droit à la part belle. Le duo fonctionne tout de suite à l’écran et se révèle plus posé que d’autres personnages qui frôlent les excès afin d’être défini plus rapidement.

L’histoire va nous amener à passer une journée avec tout ce monde après nous avoir montré qu’elle se terminerait de manière sanglante. Ce n’est pas inintéressant, autant le dire, mais ce n’est pas non plus très captivant. Le souci de réalisme se fait sentir de façon bien trop pressante, ce qui aura tendance à pénaliser les scènes trop scriptées qui ressortent alors plus grossièrement – le coup des fourmis par exemple.

Bref, comme la majorité des Pilote, ce n’est pas parfait, loin de là, mais il y a un potentiel. Le plus gros risque qui est pris, c’est de se transformer sans tarder en un The shield du pauvre. L’avantage majeur que possédait la série mythique de FX, c’est qu’en plus d’avoir des personnages forts à tous les postes, elle débordait d’une énergie qui prenait aux tripes les spectateurs. Southland va devoir dynamiser ses scénarii, pas pour arriver à concurrencer son ancêtre, car ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour, mais pour réussir à accrocher le public, et ce, le plus rapidement possible, étant donné que cette première saison n’a pas beaucoup de temps pour convaincre, 6 épisodes et c’est tout.

Critique publiée originellement le 03/04/09