Spartacus: Blood and Sand - Sacramentum Gladiatorum (1.02)

Spartacus est désormais à l’école de gladiateurs de Batiatus. Ce dernier a payé cher pour l’avoir, malgré le fait qu’il est déjà endetté. Le thracien va d’abord refuser de se soumettre, mais sa vie est en jeu et va devoir surmonter les épreuves qui lui font face.

Pour ce second épisode, la forme change un peu, car on s’éloigne de la guerre. La mise en place n’a pas été très délicate et l’on pouvait donc espérer que ce changement de décor permette à l’histoire d’acquérir des bases plus solides.

Dans un sens, ce sera le cas, même s’il faut attendre la fin de l’épisode pour que cela se ressente réellement. Spartacus refuse de se soumettre à l’environnement de l’école de gladiateurs, ce qui n’est pas surprenant. Jusqu’ici, il s’est montré assez borné et il ne pense qu’à sa femme, sans avoir envisagé un moment à la manière dont il pourrait la récupérer. Il faut donc tracer une route pour définir des enjeux et Batiatus entre en jeux pour cela.

Dans le pilot, John Hannah et Lucy Lawless sont arrivés tardivement, mais avaient délivré des performances qui laissaient entrevoir un bon potentiel. Ici, dès le départ, ils se placent au cœur de la série, leurs personnages dévoilant l’étendue de leurs problèmes et la place que pourra jouer Spartacus pour les aider. En gros, les destins se lient. Reste à faire comprendre au thracien ce qu’il doit faire.

Tout ceci se fait en arrière-plan, la série n’a pas soudainement perdu sa soif de violence excessive et ses effusions de testostérone. Moins de sang, légèrement moins de scènes de sexe gratuites et un rythme moins soutenu. Dans ce nouvel environnement, il s’agit avant tout d’installer les nouveaux personnages (Varro, Barco, Crixus, Doctore) et les rapports de forces qui régissent leurs relations. Plus facile ainsi de s’intéresser à ce qui se passe et l’on peut même commencer à apprécier les efforts sur le plan narratif. Bien entendu, dans tout ceci, peu d’innovations. On retrouve une fois de plus les plus gros clichés du genre qui finissent même par frôler la parodie à plusieurs reprises. Il faut dire que la finesse ne définit clairement pas la réalisation qui a quand même freiné sur les effets visuels.

Bref, globalement ce second épisode est véritablement supérieur au premier. Plus prometteuse dans l’installation des storylines et des personnages, l’histoire souffre toujours de ses débordements inutiles et d’un manque d’originalité. Désormais qu’un équilibre semble trouvé, il faudra voir s’il parvient à se maintenir.