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spartacus Spartacus : Le sang des gladiateurs (Blood and Sand)

Jeudi 17 novembre 2011 à 8:09 | 8 commentaires | | | |

Spartacus : Le sang des gladiateurs (Blood and Sand)

 Spartacus : Le sang des gladiateurs (Blood and Sand) Spartacus : Le sang des gladiateurs (Blood and Sand)par .

Fait prisonnier, Spartacus est séparé de sa femme et forcé à devenir gladiateur pour divertir le public romain. L’homme se bat pour survivre hors et dans l’arène, au milieu de traitrises et d’alliances imprévues, au cœur d’un monde corrompu.

Tout le monde connaît le légendaire Spartacus, esclave et gladiateur thrace, responsable de la troisième guerre servile. Avant d’en arriver là, il a mené des combats dans l’arène et c’est autour de la formation de cet homme que Spartacus : Blood and Sand (Le sang des gladiateurs en français) va s’orienter. Dans le sang et le sable, l’esprit de Spartacus sera forgé.

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Pour son lancement, la série ne va pas y aller par 4 chemins en fournissant du sexe et de la violence en quantité au sein d’épisodes possédant des scénarios peu épais. Autant le dire, il en faut plus pour donner le change.

Rapidement, les scènes de sexe vont devenir redondantes en ne servant pas à grand-chose, et bien trop peu souvent l’histoire. C’est donc gratuit et lassant. Heureusement, la seconde moitié de la série va largement diminuer cet aspect, ce qui sera fortement profitable à l’intrigue.

Par contre, dès les débuts, Spartacus s’affirme énormément à travers ses scènes de violence qui se déroulent majoritairement dans l’arène. Les combats de gladiateurs sont sanguinolents et impressionnants. Ils sont même parfois à couper le souffle, et si quelques-uns sont légèrement décevants, cela reste un domaine dans lequel la série va exceller jusqu’à la fin ; le dernier bain de sang sonne comme un point final pour affirmer une dernière fois la maîtrise technique et le savoir-faire dans l’orchestration des affrontements.

Quoi qu’il en soit, Spartacus n’est pas continuellement dans l’arène et, pour tout dire, les débuts ne seront pas glorieux pour le nouvel esclave. Déchiré par sa séparation avec sa femme, il mène la vie dure à son propriétaire, Batiatius, dont les finances ne s’accordent pas avec ses ambitions. Tout du moins pas encore, car il est  bien décidé à rendre Spartacus rentable, ce qui va développer des inimitiés au sein des gladiateurs du ludus.

Nous allons donc assister à la création du Spartacus leader et réclamant la liberté. Le personnage devra alors traversé multiples étapes, de la perte de sa femme à sa gloire enivrante, pour se construire. Les autres gladiateurs (Crixus ou Varros), ainsi que Batiatus et son épouse, jouent alors un rôle vital dans le développement psychologique de Spartacus.

Seulement, si une route définie existe pour le protagoniste, il n’en est pas de même pour tous les autres. La série peinera malheureusement à développer convenablement son univers. En fait, sur les 13 épisodes composant la saison, beaucoup trop se révèlent dispensables, ou ne possédant que des moments clés dans leurs dernières 10 minutes. Pendant tout le reste, les personnages jouent leur rôle dans une histoire qui tourne régulièrement en rond.

Nous avons alors le droit à des intrigues secondaires orientés sur l’amour et le pouvoir à des degrés variables qui vont régulièrement être ennuyeuses. Chaque personne impliquée sert ses propres intérêts, perdant de vue à l’occasion ce qu’il veut accomplir, mais finissant par toujours remettre les pieds sur terre grâce aux autres complots ne se déroulant pas très loin.

Spartacus : Blood and Sand met beaucoup trop de temps à réellement exposer ses enjeux, que cela soit entre les combattants ou pour leurs maîtres. Ils ont tous des ambitions à leur échelle, et les manipulations vont bon train. La soif d’argent et de pouvoir mène donc le monde, ainsi que la jalousie et la vengeance.

Si la série s’est rapidement affirmée dans le ton et la forme en s’octroyant sans difficulté une véritable identité, l’histoire a par contre mis trop de temps à devenir solide pour que ce Blood and Sand se révèle concluant. Mais, l’obstination fut récompensée, aidée par la bonne volonté de quelques acteurs, car dans sa dernière ligne droite, Spartacus a suffisamment relevé le niveau pour fournir de bons épisodes et donner envie de voir la suite.

Enfin, avant de découvrir la suite des exploits de Spartacus, la série propose d’explorer le passé du ludus avec Spartacus : Gods of the Arena.

N.d.A. : Cet article a été originellement publié le 17 janvier 2011.

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