Spartacus: Blood and Sand – The Red Serpent (1.01)

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23 jan 2010 à 0:32
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Dans le but d’éviter une invasion, les hommes de Thraces se joignent à Rome pour combattre un ennemi commun. Quand les romains ne feront pas ce qui est nécessaire pour protéger leurs villages, un groupe se rebelle, mais finir par être capturés et envoyés à Rome en tant qu’esclave.

Pour démarrer l’année 2010, Starz montre qu’elle veut marquer sa différence et probablement affirmer sa capacité à produire un certain type de programme que d’autres n’oseraient pas. Spartacus: Blood and Sand, en tout cas, pousse beaucoup de limites avec son contenu et sa mise en image.

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Sam Raimi et Robert Tapert s’éloignent un peu de l’esprit heroic Fantasy de Legend of The Seeker, Xena ou Hercules, pour tenter d’offrir une sorte de 300 version série tv qui se baserait sur l’histoire du célèbre esclave rebelle, Spartacus.

Nous débutons donc avec Craig Parker qui joue cette fois un romain ambitieux en pleine campagne militaire. Il demande aux habitants de Thrace de rejoindre son armée et ils vont le faire. La première partie va alors suivre Spartacus, joué par Andy Whitfield, qui va quitter son village pour aller massacrer ses ennemis avant qu’il ne soit trahi par les romains qu’il défiera en retournant chez lui. L’idée est clairement d’imposer les valeurs morales qui guident celui qui finira donc esclave à la suite de ça.

Spartacus est grand, beau, fort, porteur de nobles idéaux et vouant un amour sans fin à sa femme qui lui sera enlevée par les romains. Ceux-ci sont dépeints comme étant vils et pervers. L’opposition ne peut pas être plus claire et ne sera tempérée que par l’arrivée tardive des personnages interprétés par John Hannah et Lucy lawless qui laissent entrevoir des possibilités de développements à d’autres niveaux, comme la politique.

Scénaristiquement, c’est donc assez simple et la mise en place traine d’ailleurs un peu, les 52 minutes que dure l’épisode auraient probablement pu être légèrement diminuées.

De toute façon, là où Spartacus : Blood and Sand va marquer sa différence, c’est dans son esthétique, si je puis dire. La référence à 300 est annoncée depuis le lancement de la production et les premières images étaient prometteuses. Seulement, si l’effet sur le temps d’une bande-annonce est intéressant, un épisode entier laisse entrevoir les limites, entre autres, dans les transitions numériques parfois peu gracieuses, mais pas seulement. Il faut dire que chaque occasion est saisie pour ralentir et stopper l’image afin de permettre au sang de gicler dans tous les sens à en remplir l’écran. Littéralement. La violence fait donc partie intégrante de l’histoire et sa représentation en devient par moment plus qu’excessive. Les membres sont coupés. Les épées s’enfoncent. Le sang coule. Cela finit par ne plus servir l’histoire.

Rapidement, le scénario devient prévisible, car l’on devine que rien ne peut empêcher la moindre petite occasion de se transformer en bain de sang. Et c’est la même chose pour le sexe. Attention, on parle HBO sexe ici, et là encore, malgré les batailles et le sang, toutes les opportunités sont bonnes et la caméra aime ça. Et pas qu’un peu.

Avec son histoire qui apparait plus inspirée de Gladiator qu’autre chose et sa propension à plonger dans tous les excès, ce Pilot de Spartacus: Blood and Sand ne semble pas promettre beaucoup de finesse. Certes, la fin de l’épisode annonce quelques changements qui pourraient être intéressants, mais il faudra encore laisser l’opportunité à l’histoire de ne plus être utilisée comme outil principal pour éclabousser l’écran de sang.

N.d.A. : Cet article a été originellement publié le 22 décembre 2009.

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