Batiatus ne compte pas laisser Vettius et Tullius lui prendre Gannicus. Il concocte un plan pour se venger et obtenir le droit de faire concourir ses gladiateurs.

Comme on pouvait s’en douter, Batiatus ne va pas s’avouer vaincu. Certes, nous savions déjà que Gannicus sera le champion, mais la question est clairement tout autre, à savoir : comment Batiatus va gagner sa place parmi les plus grands ?

La réponse, nous la connaissons déjà dans un sens, car s’il y a bien un personnage qui ne semble pas vraiment différent de ce qu’il était dans Blood and Sand, c’est bien Quintus Batiatus. Il va donc commander ses esclaves avec stratégie afin de les pousser à accomplir ce que ses mots ne peuvent pas.

L’intérêt de God of the Arena se voit de plus en plus confirmé. Certains retournements de situation et autres moments de tensions sonnent très familiers, car déjà fortement utilisés dans Blood and Sand, on doit alors se tourner vers les intrigues secondaires pour trouver de quoi véritablement éveiller notre curiosité.

La montée de Crixus, par exemple, s’annonce forte en rebondissements. Dans un sens, il n’est pas sans rappeler Spartacus à ses débuts. Acheté trop cher pour impressionner, il est mené par une rage qui lui permet de se surpasser, mais contrairement au futur champion, il a lui de l’ambition et comprend qu’être lui-même un champion n’est pas impossible.

En parallèle, nous avons Asher qui, déjà à l’époque, savait se salir les mains. Son opposition avec Crixus n’est pas encore existante, mais les racines sont clairement plantées, dans le sens où Crixus a l’âme d’un véritable gladiateur, formé par Oenomaus, alors qu’Asher obtient ce qu’il veut en prenant des raccourcis, ne suivant pas la mentalité qui va avec la formation dispensée au ludus.

Quoi qu’il en soit, c’est ici la relation entre Gannicus, Oenomaus, et Melitta, la femme de ce dernier, qui semble être la plus prometteuse. Un groupe d’amis qui va se voir déchiré par le lieu où ils vivent et par l’homme qui les possède. Ils acceptent leur position d’esclaves, mais bien qu’ils prétendent le contraire, ils n’ont pas fait la paix avec le fait qu’ils peuvent être obligés, à un moment ou un autre, de trahir ce qui les lie pour satisfaire les désirs d’un autre. On retrouve là un écho de la relation entre Spartacus et Varro, deux amis qui ont été forcés de se nuire pour survivre.

Ce second épisode suit donc ce que le premier avait mis en place, montant d’un cran les enjeux en offrant aux personnages un peu plus de développements. Il est par contre dommage que le cœur de l’épisode sonne si creux, ne faisant que recycler ce que la saison 1 de Spartacus nous avait déjà donné. Batiatus et Lucretia sont certainement des protagonistes clés, mais ils ne sont pas ici véritablement intéressants, surtout parce que l’on sait où ils se dirigent. Cela dit, ce qui arrive à ceux qui les fréquentent compense un peu et devrait leur éviter d’apparaitre trop inutiles durant les quelques épisodes qui restent. La durée de cette mini-série va clairement être utile dans ce sens.