Batiatus s’impatiente d’obtenir l’opportunité de prouver que ses gladiateurs méritent de se battre avec les meilleurs. Oenomaus a survécu à son combat contre Theokoles, mais Gannicus s’impose de plus en plus comme le nouveau champion et va avoir l’occasion de le prouver.

Gods of the Arena est une préquelle de Blood and Sand qui nous ramène à l’époque où le ludus de Batiatus n’était pas parmi les grands. Il y a donc là une histoire évoquée, mais jamais complètement racontée lors de la première saison. C’est l’occasion d’explorer la vie du ludus avant l’arrivée de Spartacus et, certainement, de mieux connaitre ceux qui le peuplent.

Nous retrouvons ainsi beaucoup de visages familiers, mais aussi des nouveaux, car c’était un autre temps. L’épisode s’ouvre avec un combat dans l’arène avec Gannicus, celui qui deviendra le champion de Capua, un moyen de nous introduire à la conjoncture régnant à ce moment-là dans la ville, Batiatus étant alors en compagnie de Solonius, les deux hommes étaient amis.

Cela nous rappelle immédiatement que l’on connait la fin de l’histoire et que le plus intéressant dans cette préquelle sera d’apprendre comment les choses ont pris forme.

Dans cette optique, voir comment Crixus arrive au ludus, découvrir l’homme qu’était Oenomaus avant de devenir Doctore, revoir Barca s’entrainer, et avoir Ashur qui joue déjà double-jeu, c’est surement ce qu’il y a de plus accrocheur. Il faut dire que Batiatus se révèle relativement irritant durant la première moitié de l’épisode. Il passe son temps à se plaindre, sans arrêt, afin que l’on parvienne à saisir les enjeux. Il n’était clairement pas nécessaire d’en faire autant, car si les joueurs ont changé, le jeu reste le même.

C’est d’ailleurs un peu dommage de voir que beaucoup de dynamiques semblent avant tout calquées sur ce qui a été fait dans Blood and Sand. Lucretia reçoit la visite de son amie Gaia qui, dans une certaine mesure, n’est pas si différente que ça d’Ilithyia ; l’opposition entre Batiatus et Vettius rappelle celle qu’il entretenait avec Solonius ; et le rêve d’Oenomaus de reprendre son titre de champion fait écho à celui de Crixus une fois que Spartacus s’est imposé.

Bref, le scénario nous joue des morceaux que l’on a déjà entendu, mais cela ne veut pas dire que cette préquelle n’a rien d’original à fournir, car si elle démarre avec cet aspect familier, elle va tout de même finir par nous lancer dans des storylines prometteuses qui vont éloigner les personnages de leurs zones de sécurité. La barre sera finalement placée assez haut, ce qui génère un certain intérêt pour la suite de l’histoire.

Gods of the Arena nous replonge donc aisément dans l’univers Spartacus, dans la forme et le fond. Cette première partie démarre lentement, mais elle finit par trouver ce qui lui fallait pour réussir à intéresser. On sait comment ça va conclure, mais il se peut bien que l’on rencontre quand même quelques surprises sur la route, et c’est ça qui donnera à cette préquelle tout son intérêt. Espérons donc que la suite parviendra à réellement embrasser cette idée.