Tout se passe comme Quintus Batiatus l’espérait, mais son père est de retour et reprend le ludus en main, détruisant petit à petit ce que son fils a bâti. Oenomaus endosse la tenue du Doctore, mais peine à assumer son nouveau rôle.

Gods of the Arena se poursuit, n’étant pas toujours très claire sur la destination vers laquelle elle se dirige. Les deux premières parties semblaient n’être qu’un écho de Blood and Sand, nous servant le même Quintus Batiatus, arrogant et ambitieux, manipulant et attaquant vicieusement ses ennemis. Paterfamilias rompt avec cela en nous présentant Titus Batiatus, le patriarche et maitre véritable du ludus.

Avec lui, le ton change et les enjeux aussi. Titus, contrairement à son fils, a une place et ne compte pas en changer. Il se veut honorable et honnête dans l’ombre des hommes de pouvoirs que Quintus veut remplacer.

Un conflit d’intérêts qui sera illustré tout au long de l’épisode, Titus réduisant les derniers « efforts » de son fils presque à néant, mais créant tout de même une opportunité pour Crixus. Ce dernier, contrairement à Asher, est réellement prêt à tout endurer pour gagner la marque de la fraternité et sa place dans l’arène. On voit là tout ce qui fera de lui le champion qu’il va devenir et son premier combat sera également son premier pas sur la route qui le mènera au statut de Dieu de l’arène.

Cela dit, son interprète, Manu Bennett, en fait vraiment trop pour nous convaincre que son personnage est véritablement humble et honorable. Cela est un peu agaçant et trop poussif uniquement pour entretenir le fait que nous ne sommes qu’au début.

Dans tout ça, Gannicus ne s’illustre toujours pas dans le rôle de champion qui lui revient, ce qui est légèrement irritant, surtout qu’il se retrouve pris au milieu d’Oenomaus et Melitta, dans une situation inconfortable, en particulier pour le Doctore qui ne sait pas vraiment ce qui se passe. D’ailleurs, comme pour les autres, Peter Mensah donne beaucoup de retenue à son rôle, ce qui est là pour nous faire comprendre qu’il n’est pas confortable à la tête des gladiateurs. Dommage que ça n’aille pas plus loin, mais il est probable que les révélations seront pour plus tard afin de maximiser la dramatisation.

Nous voilà arrivés à la moitié de l’histoire et si l’introduction de Titus Batiatus change foncièrement – mais clairement temporairement – la conjoncture et le rythme, le résultat n’est guère plus qu’une transition. Ce n’est pas très captivant, mais heureusement, la fin de l’épisode nous apportera un peu d’action afin de nous rappeler que le show peut-être légèrement électrisant quand il le veut, même si, question combat, la série a déjà délivré bien mieux.