Quintus trouve un subterfuge pour éloigner son père du ludus afin que Lucretia organise des festivités qui offriront à la maison Batiatus sa place dans les jeux.

Nous entrons dans la seconde moitié de cette mini-série préquelle et les choses se répètent et n’avancent guère.

Au niveau des gladiateurs, la seule intrigue tourne autour du fait que Gannicus est amoureux de Melitta, tandis que Doctore pense qu’il le traite différemment à cause de sa nouvelle position. C’était déjà le même refrain joué dans la troisième partie, mais cette fois, Gannicus trouve l’opportunité de poser quelques mots supplémentaires pour confirmer ses intentions.

À côté de ça, Asher peine encore à être accepté parmi ses frères gladiateurs, mais ne se gêne pas pour rester impétueux.

Loin de l’arène, la maison Batiatus est toujours au même point. Titus tente d’arrondir les angles, alors que Quintus préfère prendre des raccourcis. Son dernier plan est d’éloigner son père afin de laisser Lucretia et Gaia organiser les festivités que les grands noms politique de la région désirent avoir.

On prend donc les mêmes et on recommence en montant l’ensemble d’un cran supplémentaire, suivant la mouvance lancée il y a deux épisodes. Cette fois, il y a un twist final qui semble pouvoir marquer l’arrivée du changement. Le ton, espérons-le, sera plus grave et les actes moins hésitants.

Certes, il reste Titus qui s’impose comme étant l’obstacle numéro 1 à franchir pour que son fils puisse agir, mais il est probable que la partie 5 règle le problème afin de nous entrainer vers la conclusion qui nous est promise depuis que Quintus s’est fait humilier par Tullius. Ce dernier rajoutant une couche supplémentaire ici, il serait difficile d’éviter sa chute.

En tout cas, Gods of the Arena ne parait pas pouvoir offrir autre chose que les manipulations qui ponctuent les orgies. L’histoire devait être celle de Gannicus, ou comment il est devenu le Dieu de l’arène, mais elle se contente de tourner autour d’une seule intrigue avec un but unique qui est loin de nous emmener vers de grands exploits dans l’arène.

La minisérie n’est pas terminée et il y a encore le temps pour que ça change, mais pour le moment, il semble qu’il n’y avait finalement pas beaucoup d’ambition derrière cette préquelle, à part bien entendu de nous délivrer une fois de plus les manigances d’un Batiatus ambitieux et assoiffé de pouvoir. Sans les motivations d’un Spartacus pour servir d’antagonisme, cela sonne relativement creux.