Titus Batiatus annonce à son fils qu’il doit se séparer de sa femme dans les jours qui viennent. Il organise également un tournoi pour établir un classement des gladiateurs. Quand celui-ci sera achevé, Quintus devra avoir fini de faire le ménage chez lui.

Avant-dernière partie de cette minisérie préquelle, et il est temps d’arriver au terme de certaines intrigues pour permettre à la conclusion de se concentrer sur ce qui était le sujet de l’histoire : la montée glorieuse de la maison Batiatus.

À l’horizon, la future arène se profile, mais il va falloir acquérir le droit d’y entrer, ce qui est finalement ce qui compte depuis le début de Gods of The Arena. Si Titus n’avait pas fait son retour, l’affaire serait bouclée depuis longtemps, ce qui n’est donc pas le cas.

Titus doit donc se retirer pour laisser Quintus le remplacer. L’épisode va jouer avec cela à plusieurs reprises, mais il faudra attendre la fin de l’épisode pour que le problème soit finalement réglé. Un minutage prévisible pour une résolution qui n’est pas sans surprise. Et il était temps, car un certain nombre de personnages tardait à montrer qu’ils n’étaient pas uniquement que l’ombre de ce qu’ils vont devenir. Trop de platitudes pour Lucretia, trop de retenue pour Crixus, pas assez de hargne pour Quintus. Heureusement, Asher est égal à lui-même, ce qui est une constante rassurante.

Quoi qu’il en soit, avant d’arriver à la fin de l’épisode qui mettra en avant les véritables personnalités des protagonistes que nous connaissons bien, il faut nous occuper. Quintus et Titus débattent sur la déception qu’est leur relation, mais surtout, on nous offre un tournoi de gladiateurs. Pas de quoi se réjouir pour autant, car les combats dans l’arène semblent désormais lointain et, à l’exception de quelques mouvements de caméra, il n’y a pas vraiment de quoi être captivé par les affrontements que l’on nous offre, les combattants semblant plus préoccupés par ce qui se passe au-dessus d’eux que par les coups qu’ils reçoivent.

Au milieu de tout ça, Naevia va agir pour aider son amie Diona à fuir. L’intérêt de cette storyline apparait secondaire, mais ne l’est peut-être pas tant que ça. Si cela est mis en avant de la sorte, c’est peut-être simplement parce que Diona fera son retour dans la suite de la série, sachant que d’autres protagonistes croisés dans cette préquelle ont été annoncés pour la saison 2, elle en fera peut-être partie. Sauf si je me montre trop présomptueux et qu’elle trouve une triste conclusion dans la sixième partie.

La fin est donc proche et Quintus Batiatus va pouvoir reprendre les commandes du ludus et confronter Tullius. Ses gladiateurs pourront ainsi avoir l’opportunité de devenir les fameux Dieux de l’arène. Un titre bien mérité, surtout après tous les détours inutiles que cette minisérie a empruntés pour justifier sa longueur. Il est grand temps de conclure.