Spartacus est désormais le champion de l’arène et Batiatius en tire grande fortune et achète une nouvelle fournée d’esclaves pour en faire des combattants. Crixus se remet trop doucement de ses blessures et son maitre envisage de le vendre.

Les choses ont bien changé dans le ludus de Batiatus, Spartacus est le champion et l’arrivée de nouveaux esclaves va nous l’illustrer. Pour le démontrer de manière on ne peut plus explicite, on va nous rejouer la scène de l’arrivée du thrace, quand Doctore fit son discours et Crixus montra sa domination. Les rôles ont été changés, car désormais, c’est Spartacus qui domine, mais ce dernier n’a pas encore assimilé toutes les leçons, en particulier celle de la fraternité.

Pour Crixus, être gladiateur est une vie et il l’a voit s’éloigner de lui petit à petit. On va donc le voir affaiblit, mais tentant quand même de retrouver sa place. Spartacus joue ici le mauvais rôle et on arriverait presque à le lui reprocher. Étonnante situation, vu que les choses sont faites pour que l’on veuille soutenir Crixus. Les rôles sont inversés, mais le nouveau champion de Capua a toujours sa fierté et sa compassion, il souffre par contre trop d’être marginalisé et son refus de saisir l’importance de la fraternité entre gladiateurs n’arrange rien.

Quoi qu’il en soit, l’épisode s’évertue à mettre en place et à confirmer une nouvelle conjoncture, à défaut de véritablement imposer d’autres lignes directrices. Seule celle concernant Crixus est réellement concrète, les manigances d’Ilithya ne faisant que s’inscrire dans la continuité.

Au milieu de tout ça, il y a un peu de place pour Varro et ses réactions vis-à-vis de ce qu’à fait sa femme. La finalité semble trop évidente et relativement dénuée d’intérêt. Dans un autre registre, on peut par contre regretter que Doctore ne soit pas plus mis en avant, lui qui semblait motivé à découvrir ce qui s’était réellement produit avec Barca.

Bref, l’épisode se révèle plus dense qu’il n’y parait et délivre un minimum d’action. Le tout n’est pas sans intérêt, mais cette mise en place aurait pu débuter dans le précédent épisode. À ce niveau, la série souffre quelque peu de la disparition récente des motivations de son héros. Pour compenser, celles de Crixus manquent légèrement d’épaisseur, mais pourraient divertir un temps. Il va par contre falloir plus pour que l’on ne commence pas à s’ennuyer.