Stargate Atlantis – Doppelganger (4.04)
Après avoir découvert une entité cristalline, les membres de l’expédition commencent à faire des cauchemars dans lesquels Sheppard a le mauvais rôle.

Il y a comme une impression de déjà vu me direz-vous. Ce n’est pas faut, mais vous savez le pire, c’est que, pendant tout l’épisode, il va y avoir des références au fait que, oui, Carter et SG-1 ont déjà eu affaire à ce genre de chose. Bien sûr, depuis le début de la série, Atlantis a recyclé beaucoup d’épisodes de SG-1, mais la nouveauté, c’est que maintenant, il l’avoue ! Non, pas de honte. L’auteur de l’épisode, et aussi réalisateur, pour le coup, dit que c’est un hommage à l’épisode « Cold Lazarus » de SG-1.

Non, mais c’est quoi ce bordel ? 4 ans que ça dure, il serait peut-être temps d’arrêter de se moquer de nous et de nous faire du 100% neuf, garanti zéro SG-1. Bon, avec Carter dans les parages, ça va être dur, mais si elle en pouvait être la seule référence possible à la série mère, ce serait bien. Mais non, on a l’impression qu’elle va être utilisée pour faire encore plus de rapprochement. Je ne vais pas m’en plaindre de trop, il y a pas de choses qui pourraient rendre SGA meilleure, mais après les 3 dernières saisons à entendre que SGA ne peut pas vraiment voler de ses propres ailes à cause de la série mère, c’est dur à avaler qu’une fois celle-là arrêtée, on nous balance 3 fois plus de références !

L’épisode en lui-même n’est pas désagréable à suivre. J’ai particulièrement aimé les anecdotes de Rodney et les petites réflexions de Ronon. Je n’ai rien contre le docteur Keller, elle fait son boulot, Jewel Staite est bien dans le rôle, mais bon, on est loin de Carson quand même. Ça se ressent. Il y a une sorte de fausse amitié entre les personnages. Elle n’est pas intégrée comme l’était Carson, mais ils font comme si c’était le cas, et du coup, par moment, ça sonne faux.

Pour Carter, et bien on l’a connaît mieux que tous les autres personnages de la série, ça fait 10 ans qu’on l’a suit quand même. Elle ne change pas, mais je la trouve trop en retrait, comme ce n’était pas normal, alors que vu son rôle, elle est tout à fait à sa place. Si ça avait été Elizabeth, ça aurait été pareil, enfin pas totalement. Cette dernière était un peu plus passionné, dans sa personnalité je veux dire. Elle communiquait plus d’attachement à ses amis. Malgré le fait qu’elle était devenue un peu inutile et inexistante, je trouve qu’elle manque un peu maintenant qu’elle n’est plus là. Ça vient peut-être du fait que j’ai vu Torri Higginson cette semaine dans NCIS, allez savoir.

Côté personnage, notons aussi que le docteur Heightmeyer (la psy de la station) fait ici sa cinquième et surement dernière apparition. L’un des problèmes de SGA c’est de n’avoir pas su traiter ses personnages secondaires comme il se doit. Il n’y a pas de maitre Bra’tac, de Martouf, et autres. La mythologie de la série se battit sur les ennemis, ne laissant aucune figure familière et amicale faire son nid au sein de la série. Bye bye Dr. Heightmeyer.

Bon, j’ai dit suffisamment de mauvaises choses sur la série pour aujourd’hui, Doppelganger est un épisode correct, un peu sans intérêt de manière globale, mais qui n’est pas mauvais, vu de manière individuelle. Il est juste très facilement perfectible.