Stargate Atlantis – Miller’s Crossing (4.09)
Après que ça sœur se soit fait kidnapper, Rodney se rend sur Terre, accompagné de Ronon et Sheppard, dans le but de la retrouver. Il va se faire kidnapper a son tour. Un industriel a besoin d’eux pour reprogrammer des nanites qu’il a détournées pour soigner sa fille.

Miller’s Crossing (comme le film des frères Coen) s’annonçait comme un épisode fun. Normal, les Hewlett de nouveau ensemble, on pouvait s’attendre à au moins aussi bien que la dernière fois. Enfin, ce n’est pas comme si le dernier épisode qui les a réunis (McKay and Mrs. Miller, 3.08) était génial, mais la relation entre les deux protagonistes avait donné de bons résultats. Il faut dire que c’est plus la famille Hewlett que la famille McKay que l’on a l’impression de voir, mais là n’est pas le problème.

Car oui, il y a un problème, et pas un petit, on s’ennuie. Enfin, moi, je me suis ennuyé. Mais commençons par le commencement. Suivant une idée bidon, on apprend qu’en fait, Jeannie aide Rodney dans son travail. Ils correspondent par mail. Alors là, c’est fort, d’une galaxie à l’autre ils peuvent s’envoyer des mails. Enfin bon, passons, il doit y avoir une explication. Donc, Jeannie se fait kidnapper, car son PC est sous surveillance, et blah blah blah… Un gars, pas méchant qui blah blah blah… voudrait bien que bl… Non, j’arrête. Bref, le méchant, il est désespéré, et il va donner à Jeannie une petite dose de nanites pour motiver Rodney. Mais que peuvent bien faire Ronon et Sheppard pendant ce temps ? Déjà, pourquoi ne pas profiter de l’occasion pour nous ramener Mitchell ou Teal’c, voir Daniel Jackson, bien que dans le fond, on ne sait pas si ils ont survécu au combat contre les Oris. Le DVD sort en mars, d’ici là, on aura surement vu l’épisode où Teal’c fait la guest dans SGA. Mais bon, pour compenser, on a Landry, non, je déconne, ils n’ont trouvé que Walter aka Chevron guy, et aussi Barret l’agent du NID. Ça fait toujours plaisir de revoir des vieilles têtes, mais ça ne donne pas trop d’intérêt à l’épisode.

Donc, je disais que je m’ennuyais. On a du suspens bidon, et des questions morales, surtout quand il va falloir nourrir le Wraith… Ah ouais, quand même, ça arrive que Rodney ne puisse pas sauver tout le monde. On avait fini par croire qu’il finissait toujours par trouver la solution miracle. En fait, histoire ne de pas donner de rythme à la fin de l’épisode, Sheppard va faire un truc vachement couillu, mais humainement moyen, qui prouve que de temps à autre, il y en a un qui est prêt à sortir du pays des Bisounours pour ce salir les mains. Bien sûr, lui, il présente ça de façon à éviter les problèmes, mais si il y a bien une seule chose à saluer dans cet épisode, c’est bien ça. Si seulement, dans la suite de la série on arrêtait de nous gonfler et qu’ils commençaient à faire gicler des cervelles pour de vrai. C’est la guerre, et le seul qui se salit les mains c’est Sheppard. Il a buté Kolia, il bute l’autre là, et si à l’avenir ils laissaient Ronon défourailler un peu plus, ça ne pourrait pas être un mal, ça crédibiliserait la série. Je crois que je me suis un peu perdu, mais j’ai toujours été énervé par le côté faussement moralement humaniste de la série.

Pour revenir à l’épisode, il n’y a pas grand-chose à retenir. Rien de bien marquant, à part peut-être Walter qui raconte ses histoires à Ronon. Et encore, ça sonne un peu faux et l’effet comique est un peu raté. En fait, je ne sais pas ce que Ronon est venu faire là, mais bon, il faut bien que Jason Momoa serve à quelque chose de temps en temps (et on aimerait que ce soit plus souvent).

Bref, rétrospectivement, je regretterais peut-être mon manque de complaisance envers cet épisode, mais là, je viens de finir le visionnage et j’ai été très déçu. Pour les fans des Hewlett, je rappelle qu’il y A Dog’s Breakfast en DVD, et qu’en plus y a Carson dedans !