Stargate Atlantis – Outcast (4.15)
Sheppard revient sur Terre pour l’enterrement de son père, récemment décédé d’une crise cardiaque. Avec Ronon, ils sont alors contactés par une jeune femme qui prétend qu’elle et son supérieur ont fabriqué un réplicateur et qu’il s’est enfui. Aidés par l’IOA, ils partent à la poursuite de la machine qui n’a pas l’intention de se faire attraper.

Faisant plus ou moins suite à l’épisode Miller’s Crossing et plus particulièrement à son histoire de nanites, Outcast nous ramène sur Terre pour la seconde fois de la saison. Manque de place dans la galaxie Pegasus ou économie de budget, on reprend ici les basiques du genre établi par SG-1 – course poursuite dans la région de Vancouver. Pas d’invasion de Goa’uld, mais encore une fois une histoire de réplicateur. Pourquoi chercher à innover quand on peut garder les mêmes ?

Malgré son point de départ qui manque cruellement d’ambition, l’épisode va se montrer assez intéressant. Bien entendu, il faut passer outre le fait que l’on a l’impression de l’avoir déjà vu dans SG-1. Et aussi les incohérences scénaristiques assez excessives qui vont réussir à mettre Sheppard et Ronon au cœur de l’action, et laisser tout le SGC dans l’expectative. Heureusement, Le Docteur Lee est là pour donner le change.

Le point fort de l’épisode est l’intérêt soudainement porté à l’histoire de Sheppard. Jusqu’ici, le personnage n’avait pas vraiment eu de développement, en tout cas, du point de vu de son histoire personnelle. On rencontre son frère et son ex-femme. Les relations qu’ils entretenaient avec eux sont assez explicites, et même si ce n’est pas toujours très original, c’est suffisamment consistant pour être crédible.

La plus grosse partie de l’épisode est quand même consacré au réplicateur. De ce côté-là, c’est assez bien rythmé. On a notre lot de rebondissements, et il n’y a pas spécialement de longueurs. Le divertissement est de bonne facture, et si l’histoire s’était révélée plus originale, l’épisode aurait pu être très bon. Dans ce genre de situation, on se demande pourquoi l’occasion n’est pas utilisée pour ramener quelques anciennes figures de la franchise. Bien entendu, il y a Lee, mais on aurait apprécié la présence de Mitchell, un cameo de Landry ou de Daniel Jackson et pourquoi pas l’un des multiples personnages récurrents de SG-1.