Carter arrive pour secourir l’équipe de Sheppard enseveli sous les décombres du bâtiment où Teyla était censée se trouver. Le vaisseau de Michael arrive avant que John et Ronon n’aient été secourus.

Pour sa reprise, Stargate Atlantis ne joue pas de la surenchère habituelle, bien au contraire, on reste sur des bases certes classiques, mais aussi assez sobres.

Après le final sympathique, mais doté d’un cliffhanger trop prévisible et relativement sans intérêt, nous nous retrouvons avec une sorte de conclusion à une storyline lancée la saison dernière autour de la grossesse de Teyla. Cette dernière est sur le point d’accoucher, à bord du vaisseau de Michael, mais personne n’est encore en position de l’aider.

Là où on peut être surpris, c’est justement que chaque chose intervient après une autre. Ça ne part pas dans tous les sens. On va d’abord secourir McKay et Lorne. Rodney arrive comme d’habitude avec de mauvaises nouvelles, de quoi tranquillement enchainer sur le problème suivant. Un faux suspens est entretenu sur le sauvetage de Sheppard et Ronon. Ensuite, même si ce courageux John n’est pas en position de le faire, il va quand même partir dans un plan pondu en trente secondes pour infiltrer le vaisseau de Michael. Oui, car pour une fois, on nous met un peu de psychologie. En ouverture, John hallucine, il revoit Ford qui lui rappelle qu’il l’a abandonné, et qu’il va faire pareil pour Teyla.

Bon, c’est vrai, ça ne pousse pas très loin, mais au moins ça justifie le fait qu’il est à moitié mort, mais qu’il part quand même à l’aventure.

Tout se passe sans accro. Teyla va accoucher au mauvais moment, mettant Rodney dans l’obligation de l’aider. Ensuite, et bien Kanaan arrive à point nommé pour les sauver. Fin ou presque. Là-dedans, on ne nous explicite pas que Michael s’est enfui avec le vaisseau de Sheppard, mais on le comprend bien, et puis c’est tout.

Vraiment, tout s’emboite dans la plus parfaite des harmonies. Les embuches sont minimes. Les rebondissements prévisibles, mais pas mauvais. Tout est relativement calme. C’est fluide, pas désagréable à suivre. Il y a comme un manque apparent d’ambition. Comme si la dernière storyline si géniale avait perdu tout intérêt, et qu’il fallait mieux l’enterrer discrètement pour pouvoir passer à autre chose.

L’épisode se conclut avec Carter qui apprend qu’elle se fait remplacer par Woolsey. Aucune surprise, ceux qui l’ignoraient n’avaient qu’à regarder le générique, Robert Picardo y figure aux côtés de Jewel Staite, elle aussi devenue régulière, tandis qu’Amanda Tapping est passée au rang de spécial guest star. Au passage, on ne nous introduit pas vraiment Alicia Vega, militaire, nouveau personnage récurrent. Elle est là, mais on la remarque à peine.

Pour ce qui est de la suite, et bien, difficile de dire. Michael s’est surement enfui, mais le manque de confirmation laisse croire qu’à ce moment, l’acteur n’avait rien signé pour la suite. Comme je l’ai dit, c’est une fin calme et discrète, et c’est au point même qu’il n’y a aucun enjeu de la mise en place pour la saison. Rien, pas une once d’intérêt dramatique. On finit comme une histoire stand alone basique. La saison ne semble pas encore repartie, il est fort probable que cela arrive dans le prochain épisode. En tout cas, ce début de saison n’est pas des plus marquants.