Stargate Atlantis – Tabula Rasa (4.06)
Un virus se répand dans la station, peu à peu les membres de l’expédition perdent la mémoire. Tout ce que Rodney sait, c’est qu’il doit retrouver Teyla, qu’elle peut l’aider. En pleine inconnue, il part à sa recherche.

Un soir, un scénariste de Stargate Atlantis a loué un DVD, à moins qu’il ne l’avait déjà, allé savoir. Le film, Memento de Chistopher Nolan. Le lendemain matin, réunion de production, ce même scénariste soumet une idée, « Et si les membres de l’équipage perdaient la mémoire ? Rodney pourrait avoir une photo, et chercher la personne de la photo. Et si il s’écrivait sur le corps des infos pour ne pas les oublier. Oui, si il perdait continuellement la mémoire, comme ça, il oublierait ce qu’il vient d’apprendre, ça rendrait encore plus dure sa mission ! »

Je vous passe toutes les ressemblances avec le film, mais on retrouve même le polaroid avec marqué qui est l’homme sur la photo, et qu’on peut lui faire confiance. Bon, ce n’est pas Teddy, c’est Sheppard, mais la référence est immanquable.

Malgré la facilité de l’inspiration, l’adaptation n’est pas ratée. Rodney n’est pas vraiment Leonard Shelby, il reste Rodney, même amnésique. Comme dans Memento, nous suivons deux périodes temporelles, mais le concept n’est pas aussi complexe que dans le film, vu qu’elles vont toutes les deux de l’avant. Pour ceux qui n’ont pas vu le film, deux périodes temporelles se déroulent et finissent pas se retrouvée, l’une allant à rebours. Scénaristiquement, c’est très complexe, et je ne pense pas que SGA puisse se permettre de pousser aussi loin le concept, car il y a un gros risque de perdre le spectateur.

Ce n’est pas la première fois que ça arrive, SG-1 aussi « rendait hommage » à certains films. Et ce ne fut pas toujours très réussi comme le faisait remarquer Michael Shanks. Ce coup-ci, ce n’est pas trop mal, donc. L’épisode n’est pas transcendant pour autant, mais le niveau est au-dessus de la moyenne générale de la série, enfin, de mon point de vu. Rachel Lutrell est toujours aussi mauvaise actrice, par contre. Ça, je pense que ce n’est pas prêt de changer.

La fin de l’épisode est un peu facile, enfin, trop rapide. C’est d’ailleurs souvent le cas dans SGA, on torche la conclusion en 1 minute, car de toute façon, il n’y a plus rien à dire. On notera quand même que la petite amie de Rodney fait ici sa 3ème ou 4ème apparition. Le personnage est sans intérêt, tout comme sa relation avec le scientifique. Si on la voyait plus souvent, peut-être que ça donnerait quelque chose, mais dans l’immédiat, on ne sait pas si ils ont réussi à passer le second rendez-vous ! Avec les années qui passent, on peut dire qu’ils prennent leur temps.