Stargate Atlantis – The Last Man (4.20)
Sheppard est en mission avec le major Lorne dans le but de récupérer des informations sur Teyla. Il retourne tout seul sur Atlantis, mais quand il passe il arrive sur la station, elle est vide et l’océan a laissé place à un désert de sable. Rodney le contacte et lui apprend qu’il est dans le futur, mais qu’il a la solution pouvant le ramener dans le présent pour sauver Teyla et la galaxie Pegasus.

Le concept de l’épisode se base sur une aventure de SG-1, l’épisode 2.21 « 1969 ». En reprenant l’idée de base de l’accident qui avait emmené l’équipe du colonel O’Neill dans le passé, Sheppard se retrouve dans le futur, seul ou presque. Pour l’aider, une version holographique de McKay est là. Au travers de ses récits, nous allons découvrir tout ce qui va, et donc, tout ce qui pourrait arriver si Sheppard ne réussit pas à revenir dans le temps pour sauver Teyla à temps et empêcher Michael d’accomplir son plan.

On va nous présenter une vision apocalyptique de l’avenir dans la galaxie Pegasus, ou comment chaque membre de l’équipe va mourir. La bonne idée est de ne pas nous laisser sans savoir si le plan fonctionne, car, dans un sens, on savait que ça fonctionnerait, donc le suspens aurait été nul. La conclusion de l’épisode n’est pas pour autant plus brillante, et ne nous avance pas vraiment côté suspens. L’intérêt de l’épisode est donc tout autre, car nous savons ce qui pourrait arriver dans le cas où Michael gagnait.

Là où c’est intelligent, donc, c’est d’avoir mis en place des enjeux dramatiques de tailles qui permettront d’entretenir un certain suspens au début de la cinquième saison. Même si, au final, nous savons comment cela risque de finir, le doute que nous insinue l’épisode, s’il est bien exploité, permettra de renforcer la pression insinuée au cours des missions.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Sheppard est donc dans le futur. Tellement loin qu’il est possible que toute vie humaine se soit éteinte. L’avenir peut glorieux des membres de l’expédition d’Atlantis, raconté par le Rodney holographique, manque cruellement d’intérêt, car dénué de surprise. Chaque personnage suit un chemin en totale adéquation avec sa personnalité. Ronon se sacrifie pour la guerre, tout comme Carter. Teyla est tué par Michael, ce qui est donc l’élément déclencheur. Rodney et Jennifer vont vivre ensemble jusqu’à ce qu’elle meurt. Il va alors consacrer sa vie à changer le passé, pour sauver ses amis, bien sûr, mais surtout la femme qu’il aime. Un peu de romantisme surprend toujours dans Stargate. La formation du couple, elle, ne surprend pas, car les bases avaient été posées durant la saison.

Bref, tout ceci ne devrait pas se produire, car ce passé se déroulait sans John Sheppard. Il revient, sachant tout ce qu’il faut pour éviter le massacre. Au premier abord, cela ne s’annonce pas très glorieux. Dans un sens, c’est assez surprenant, car la série nous a souvent habituée aux fins faciles, mais bien entendu, nous sommes en fin de saison, donc, il nous fallait un cliffhanger.

L’épisode, malgré sa forme, n’est pas des plus déplaisants, même si pour conclure la saison ce n’était peut-être pas ce qu’il y avait de plus efficace. Il faut maintenant espérer que les bases posées, par cette histoire, ne servent pas uniquement à supporter le premier épisode de la saison suivante, mais serviront de fondations à un arc plus important. Sans ça, cette fin de saison n’aurait, rétrospectivement, pas vraiment d’intérêt.