Stargate Atlantis - Enemy at the Gate (5.20 - fin de série)

Todd apprend à l’équipe d’Atlantis qu’un Wraith est en possession de plusieurs ZPMs, qui vont lui servir pour alimenter un vaisseau, en direction de la Terre…

Après 5 ans de bons et loyaux services, exactement 100 épisodes, Stargate Atlantis s’achève. Pas totalement, peut-on penser, vu qu’un téléfilm est déjà prévu, mais le rendez-vous hebdomadaire, pendant 20 épisodes,  touche à sa fin.

Pour marquer l’évènement, nous voilà devant un gros vaisseau Wraith, qui se dirige vers la Terre, suite – en partie – à ce qui est arrivé au cours du précédent épisode (Vegas – 5.19). Il a toujours été difficile pour Atlantis de faire plus original que sa série mère, et ici aussi, l’ombre sera présente, l’idée de l’ennemi se dirigeant vers la Terre ayant déjà été bien exploitée.  D’ailleurs, tout le monde le sait, vu qu’on pense au même système de défense, qui est, il faut bien le dire, efficace, mais malheureusement, limité. Les évènements qui vont se dérouler vont bien montrer qu’en cas d’attaque massive – une vraie, de vraie – il n’est pas sûr que l’on y survive. L’avantage est qu’on reste dans des petites proportions, l’ennemi n’a pas l’imagination aussi fertile que nous.

Je mentirais honteusement en disant ne pas avoir été légèrement déçue. On y retrouve tout ce qui a fait la série, un peu trop même, car les défauts sont aussi au rendez-vous. Difficile de ne pas noter quand Woosley se questionne sur le fait qu’il aurait dû envoyer d’autres soldats avec l’équipe affronter l’ennemi sur le vaisseau Wraith. Nous aussi, on pense qu’il aurait dû envoyer plus d’hommes. Cela fait 5 ans, ou presque, que l’idée tourne dans notre tête. D’ailleurs, nous faire croire à la mort d’un membre de l’équipe, dans un series finale, c’est facile, seulement, si on ne se donne pas la peine de poser un peu la tension dramatique, cela ne sert à rien, et encore moins si c’est pour le ramener à la vie 5 minutes plus tard. Pas réellement de surprises donc, et dès le début l’épisode manque singulièrement de dynamisme. Trop en faire ou pas assez fut peut-être la question. Car ici, on semble décidé à nous montrer une bonne part des visages majeurs de la série : Todd (Christopher Heyerdahl), Beckett (Paul McGillion), le colonel Caldwell (Mitch Pileggi), le Colonel Ellis (Michael Beach) ou encore le Dr. Kavanagh (Ben Cotton) sont présent à l’appel. Walter (Gary Jones) se doit aussi d’avoir sa scène, une tradition en soi. Avec eux, on rajoute Zelenka (David Nykl), le Major Davis (Colin Cunningham) et Samantha Carter (Amanda Tapping), dont on apprend la nouvelle fonction, au détour d’une conversation, rendant aussi hommage à Don S. Davis, décédé le 29 juin 2008.

Cela fait beaucoup pour 45 minutes, et certains raccourcis sont empruntés, comme souvent avec les Wraiths. Le dénouement est prévisible, à l’exception peut être de l’atterrissage d’Atlantis sur Terre, assez symbolique s’il en est, marquant le retour à la maison de l’équipe, autant que d’un vaisseau, parti de chez nous, alors que nous les quittons. Et puis, forcément, ils sont près de San Francisco ! L’idée est assez ingénieuse, car cela laisse la possibilité de développer la cité, et bien plus encore, la plupart des protagonistes, qui, s’ils sont à la maison, peuvent se balader sur le territoire américain. À moins qu’elle reparte pour Pegasus…

Enemy at the Gate conclut la série de façon divertissante, mais ce n’est pas suffisant pour réellement marquer d’un grand coup les esprits. Pourtant, je suis convaincue que je m’en souviendrais. Les fans aussi.