Sheppard accompagne deux scientifiques sur un monde et se retrouve capturé par un ancien ennemi. Richard Woolsey est évalué par le I.O.A. Zelenka, avec McKay, découvre l’existence d’une nouvelle espèce alien.

C’est assez drôle de se diriger vers la fin de la série, et d’avoir le droit comme ça, sans s’en rendre compte à un petit épisode qui arrive à nous surprendre. Joseph Mallozzi et Paul Mullie ont donc fait quelques efforts, prouvant qu’ils ont encore des ressources – qu’on aimerait voir plus souvent exploitées.

L’épisode n’est pas exempt de défauts. Avant tout, un problème de montage, dirons-nous, qui casse pas mal le rythme. Nous avons trois storylines, chacune suivant un personnage majeur de la série : Sheppard, McKay et Woolsey. Seulement, la première partie passe de l’un à l’autre de façon à faire tout avancer en même temps, mais empêchant l’immersion totale dans l’affaire.

Sheppard est sur une planète, pour les beaux yeux d’une scientifique, ce qui est assez mignon de sa part, surtout qu’elle n’en a rien à faire (je ne sais pas trop comment c’est possible !). Il va se retrouver kidnappé par un ancien ennemi, considéré mort, Kolya. Cela semblait franchement une mauvaise idée, vu la mort ridicule qu’il avait eu, dans un très mauvais épisode de la série. Pourtant, ici, on joue assez bien la carte de la sobriété, même si dès que Kolya coupe la main de Sheppard, on sait qu’on nous monte un bateau. Avant tout et surtout, car il aurait été plus facile de tuer Sheppard, cela aurait réglé le problème, et ensuite, car la série n’a jamais réellement fait que très rarement preuve de violence de ce type, ou alors, elle ne l’a pas du tout bien exploité.

Le pot aux roses, du côté de Woolsey est, malgré le fait qu’il n’y a aucun revenant, est encore plus voyant. Après tout, dans la SF, les morts ne sont pas souvent morts. C’est ce qui nous dupe avec Sheppard. Pas avec Woolsey. Il parle donc avec Vanessa Conrad (incarné par Anna Galvin, vu dans l’épisode 9.12 de SG-1 mais pour un autre rôle). C’est un peu gros, et si on ne devine pas forcément ce qu’on nous cache, on sait quasi d’entrée que quelque chose cloche.

Finalement, là où on se fait presque duper, c’est avec Rodney et Zelenka. Nous avons quelques doutes, Zelenka est encore plus bizarre que d’habitude et dit à Rodney qu’il est brillant. Cela ne va pas ! On le sait, on le sent, mais ce sont deux personnages familiers, et ce n’est qu’une sensation, alors on peut être mené en bateau plus aisément.

Ainsi, les trois histoires sont toutes reliées à une fameuse espèce, qui a besoin d’aide pour sa survie. Ce n’est au fond pas très original, mais le reste de l’épisode est suffisant pour qu’on passe outre – à l’exception du manque d’idée pour le design de l’espèce, un peu d’inventivité ne ferait pas de mal.

Remnants sans qu’on le voie venir, se révèle être plutôt une bonne surprise. Avec des défauts, oui, mais cette saison, les épisodes sortant du lot ne se bousculent pas au portillon, et ainsi, celui-ci peut aller les rejoindre sans trop de difficulté.

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CaroleC
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