McKay perd la mémoire après avoir contracté la version Pegasus d’Alzheimer, appelé ‘Second Childhood’. Il est donc destiné à mourir.

Les jours de Rodney McKay sont comptés et l’équipe, accompagnée pour l’occasion de Jeannie Miller (alias Kate Hewlett), ne sait plus quoi faire pour le sauver. Au vu du pitch de base, le traitement n’est pas mauvais. Cela manque d’intensité, et assurément, il est difficile d’y croire, mais l’épisode dans son ensemble possède des atouts non négligeables.

L’idée est à la fois intéressante et bancale. D’abord, car mettre David Hewlett dans cette position est sûrement ce qu’il y avait de mieux. Il est sans conteste le meilleur acteur de la série, et la personnalité de McKay était celle avec laquelle il y avait le plus à faire. Passé du génie à l’enfant, c’est assez violent, et la différence est nette, ne laissant pas de doute possible. Seulement, le défaut principal est qu’on sait tous que Rodney ne va pas mourir, pour la simple et bonne raison que sans lui, Atlantis y passe dans la semaine. Deux si Zelenka a de la chance. Cela tue donc toute possibilité de suspense.

Nous sommes donc à l’approche des derniers instants de McKay, entrecoupé de flashbacks, où il parle à la caméra, filmée par le Dr. Jennifer Keller, dans le but de voir l’évolution de la maladie. David Hewlett fait donc preuve de grande sobriété et d’un talent certain, entre frustrations, dégénération de l’état psychologique, jusqu’à tomber dans la naïveté totale de l’être qui ne souvient que de la moitié des choses, dans un état assez infantile. Sans tout cela, l’épisode n’aurait franchement pas d’intérêt. C’est sur le plan relationnel que tout se passe. L’amitié entre Sheppard et McKay parait crédible, et montre bien les liens qu’ils ont. Cela est certes anodin, mais la série a par moment failli à la tâche sur ce plan là. De même, Ronon a toujours été le plus éloigné de McKay mais son implication ici est honnête, et l’attachement qu’il a pour son ami, réel. Alors oui, tout cela on le sait déjà, mais ce type d’aventures ne peut que renforcer ces sentiments et les rendre plus authentique. C’est surtout avec le Dr. Keller que les choses seront complètement explicitées, Rodney lui révélant à un moment qu’il l’aime. Si elle ne lui répond pas, le spectateur est témoin de l’attachement qu’elle lui porte, qui est plus que de la simple amitié. Le rapprochement entre les deux protagonistes était déjà présent la saison précédente, on continue donc lentement à développer cette partie-là.

The Shrine est un épisode orienté plus sur le relationnel entre les personnages. Certes, cela manque de suspense ou de tension dramatique, mais la force de l’histoire réside dans les interactions entre les personnages et la place qu’ils occupent dans la vie de McKay.

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CaroleC
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