Le dernier clone de Ba’al a été capturé. SG-1 rejoint le général O’neill pour assister à l’extraction du symbiote, mais, durant la cérémonie, les choses tournent mal, tout le monde se met à disparaître. Carter, Mitchell et Jackson se rendent à la stargate, mais quand il l’a franchisse, il se retrouve dans un bateau perdu dans l’arctique. Ba’al a changé le passé, le programme Stargate n’a jamais existé.

La Critique

Second épisode direct-to DVD, Stargate : Continuum nous entraine dans une histoire de voyage temporel, avec un petit retour des Goa’ulds, mais pas seulement. La production a décidé de mettre le paquet de ce côté-là, et, en plus de Richard Dean Anderson qui vient faire quelques scènes en Special Guest Star, nous allons croiser beaucoup de têtes connues, du major Davis à Apophis. Mais il ne faut pas voir là le seul attrait du métrage, il s’agit juste d’un petit bonus pour les fans.

L’histoire commence donc par SG-1 qui se rend à l’extraction du symbiote de Ba’al. On nous donne quelques informations sur la situation, histoire de ne pas perdre trop de temps à se poser des questions. Comme on s’en doute, et comme SG-1 s’en doutait, Ba’al ne va pas partir comme ça, il a un plan de secours, et tout tourne mal pour nos héros. Le dernier des grands maitres Goa’uld a changé le passé.

Cela n’est pas une nouveauté dans la série, après 10 saisons, il y a eu quelques épisodes de ce type, même s’ils n’ont pas été légion. L’intelligence du scénario est de ne pas nous rejouer des éternelles facilités que la série n’a eu de cesse d’abuser. Il faut dire qu’ici, on a plus de 42 minutes, il y a donc le temps de développer, et surtout, de ne pas abuser d’artifices qui pourraient un peu gâcher les rebondissements. Seule la fin semble un peu précipitée, mais cela ne gâche rien.

Le rythme imposé va donc permettre à l’histoire d’avoir des bases solides. Les voyages temporels, c’est dangereux, mais là, le scénariste a bien réfléchi à son coup, et l’on est surpris de constater qu’il y a eu pas mal de travail dans les détails, là où la série avait tendance à faiblir. Le mieux étant ce qui a été fait sur les réactions des personnages, plus logiques et réfléchis que l’on aurait pu espérer.

Sur le plan technique, on retrouve la qualité déjà présente sur Ark Of Truth, avec en plus, des effets spéciaux de meilleure qualité, profitant surement d’une post production un peu plus longue. La qualité de l’image est remarquable, le format choisi apporte là aussi, comme pour le précédent, une profondeur de champ qui ne passe pas inaperçue. La production profite d’ailleurs pleinement de son budget pour nous fournir des plans en extérieur sublime.

Stargate : Continuum dépasse, aussi bien sur le plan technique qu’artistique, les standards de la série. Le film donnera beaucoup de plaisir aux fans, mais aussi aux nouveaux spectateurs, car il est relativement facile d’accès. Il n’y a pas besoin de maitriser les 10 années d’histoire de la série pour comprendre ce qui se passe. Au contraire, si on n’y connaît rien, on ne se rendra pas vraiment compte de ce que l’on rate. Le seul point vraiment négatif qu’il y aurait à formuler, c’est la prestation de Richard Dean Anderson. Certes, sa participation dépasse le simple clin d’œil, mais son interprétation dans ses premières scènes s’apparente plus à de la caricature qu’à du jeu. Heureusement, il remonte un peu le niveau par la suite, sans pour autant être satisfaisant.

Les Bonus

  1. Commentary with Executive Producer/Writer Brad Wright and Director Martin Wood
  2. The Making of Stargate Continuum
  3. Stargate Goes to The Arctic
  4. Layman’s Guide to Time Travel

Le DVD contient donc un commentaire audio, deux featurettes de type « Making Of », et une petite interview d’un spécialiste qui nous explique les règles du voyage dans le temps.

The Making of Stargate Continuum et Stargate Goes to The Arctic aurait pu être fusionné, car ce sont deux making of, monté de la même manière. La différence est que le second se concentre sur le tournage en Arctique, comme le titre l’indique, tandis que le premier couvre l’ensemble, sans trop entrer dans les détails. Ce n’est pas vraiment une mauvaise chose, car Brad Wright et Martin Wood le font dans le commentaire audio. D’ailleurs, entre les différents bonus, il y a des répétitions d’anecdotes, mais le commentaire est bien moins chargé en dialogues promotionnels, et se montre donc plus intéressant, bien qu’une participation des acteurs aurait été un ajout non négligeable.

Le test de ce DVD a été effectué à partir de l’édition Zone 1.

Audio : Anglais DD5.1, Espagnol DD, Québécois DD

Sous-titres : Anglais, Espagnol