Stargate SG-1 – Children of the Gods (Enfants des dieux, Partie 1 & 2 – Pilote de la série)

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27 juil 2012 à 8:30
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Le programme Stargate est ramené à la vie quand la porte des étoiles est activée de l’extérieur. Une race alien surgit en tuant les militaires présents, poussant le général Hammond à sortir de nouveau le Colonel Jack O’Neill de sa retraite.

Nous sommes le 27 juillet 1997 et Showtime diffuse le premier épisode de Stargate SG-1, une série qui prend son origine dans le film Stargate, la porte des étoiles de Roland Emmerich et Dean Devlin.

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Si le film est sorti dans les salles 3 ans plus tôt, il n’y a qu’un an qui sépare les faits du long-métrage à ce qui se déroule dans le pilote. L’histoire se poursuit, mais il faut tout de même replacer le contexte, introduire les personnages, signifier les évolutions et les modifications qui vont servir à bâtir une série – le tout en accrochant le spectateur, bien entendu.

Voilà donc maintenant 15 ans de cela que le show a fait ses débuts sur le petit écran – et 14 ans pour moi, vu que j’ai vu l’épisode à sa première diffusion sur M6.  Le temps a passé, mais en bénéficiant d’un double épisode pour ouvrir le bal, les scénaristes Jonathan Glassner et Brad Wright se voyaient offrir la possibilité de bien consolider les bases avant de se lancer dans une saison complète.

C’était nécessaire, car il faut, entre autres choses, retrouver Daniel Jackson, laissé sur Abydos avec sa femme Sha’re. Au passage, quelques changements ont lieu : la base située à Creek Mountain se trouve maintenant à Cheyenne Mountain, tandis que la planète Abydos est relocalisée dans la Voie lactée (elle est dans une autre galaxie dans le film).

Il faut aussi étendre la mythologie, et pour cela, Ra n’est plus le seul survivant de son espèce. Cette découverte se fait avec l’attaque de militaires sur Terre qui pousse à relancer le programme Stargate. O’Neill sort de nouveau de sa retraite et retrouve aussi Kawalsky et Ferretti.

Cela, c’est pour les visages familiers, pour peu qu’on ait vu le long-métrage avant. Signe que le pilote est bien construit, il expose (du moins, je l’imagine) de façon concrète la situation et réintroduit ses personnages comme il se doit – quitte à y aller avec des lignes de dialogues forcées. De ce côté-là, il faut surtout souligner celle du Colonel O’Neill pour nous rappeler le décès de son fils et le rôle de substitution endossé par Skaara.  Selon la volonté de Richard Dean Anderson, nous avons dans la série un colonel bien moins sombre – qui explique aussi le changement d’orthographe du nom (ici, avec 2L). Le fait qu’un an se soit passé facilite grandement cette évolution.

Ce double épisode navigue donc entre les anciens éléments et les nouveaux. Sur ce dernier point, nous faisons connaissance avec le général Hammond et la Capitaine Samantha Carter, qui vient féminiser un univers plutôt masculin. Plus que les autres, Carter s’impose dans le pilote, car elle incarne vraiment le point de vue du téléspectateur non familier avec le film. Elle connait cet univers grâce à son travail, mais tout ou presque se dote d’un sentiment de découverte qui est plutôt contagieux. Dès le départ, aussi, Sam est présenté comme une femme de caractère, un esprit brillant et si elle sait se battre, elle permet d’approcher avec un regard plus intellectuel le voyage. Elle est le pont entre Daniel Jackson et les militaires. Des femmes comme cela, on n’en trouve pas à tous les coins de rue, même 15 ans plus tard ; cela explique sans trop de difficultés comment Carter est devenue une figure du féminisme et un des personnages féminins les plus emblématiques de la télévision.

En plus de Sam, nous aurons donc l’introduction du quatrième membre de l’équipe : le Jaffa Teal’c, garde d’Apophis. De ce côté-là, on peut reprocher le manque de subtilité de la réalisation de Mario Azzopardi pour faire sortir le personnage du lot. Les plans de caméras sont insistants, de même que les échanges de regards, ce qui est à un certain niveau, plutôt dérangeant. La manœuvre est compréhensible, mais elle était plus que perfectible. Teal’c sera aussi là pour fournir rapidement des renseignements – pour expliquer sa désertion et sa volonté d’aider O’Neill. Là aussi, c’est fait avec de la précipitation ; malgré le temps imparti, il est clair que les deux scénaristes auraient bien pu bénéficier de 10 minutes supplémentaires pour mieux gérer la transition – celle qui permet de laisser une partie de l’histoire du film derrière soi pour amorcer la mythologie de la série.

En bout de route, et 15 ans plus tard, Stargate SG-1 fait dans son ensemble un excellent travail d’exposition qui aurait été impossible si le show n’avait pas commencé par un double épisode.

À noter aujourd’hui qu’il existe deux versions de ce pilote. La première est celle diffusée à la télévision, tandis qu’une final cut est sortie en DVD (en France) en 2009. Je spécifie que c’est cette seconde que j’ai regardé pour l’occasion – et qui a été techniquement amélioré, ce qui est plutôt agréable pour les yeux.  Voilà en tout cas un pilote qui donne envie de se plonger dans la suite de la série.

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