Rush a cassé le code et a désormais le contrôle du Destiny, mais ne l’a dit à personne. Pensant aider, il va arrêter le vaisseau près d’une planète pouvant apporter de la nourriture. Scott et un petit équipage se rendent sur la planète, mais leur navette s’écrase. Sur le vaisseau, Young et Camille discutent de ce qu’ils vont faire des prisonniers.

Après le season premiere qui ne laissait que trop peu d’ouvertures pour la suite, ce second épisode se devait d’avancer un peu, ne serait-ce que pour redynamiser les personnages qui – en toute logique – commencent à ne plus pouvoir garder le moral.

La première bonne surprise est que Rush possède désormais un accès complet aux commandes du vaisseau. Bien entendu, s’il partageait sa découverte, la série pourrait évoluer de façon radicale en profitant du potentiel qui lui est offert, mais ça ne sera pas le cas. On a peut-être changé de saison, mais la musique reste la même, entre Rush et Young, il y a une forme de tolérance, mais certainement pas l’ombre d’un début de confiance. Il n’y a qu’à voir comment ils remettent en cause la moindre parole de l’autre.

Le comportement de Rush est alors justifié, mais s’il restait seul dans son coin, ses agissements seraient au mieux obscurs. Pour compenser, le voilà qui se met à se parler. Enfin, il parle à Gloria. Celle-ci étant morte à l’autre bout de la galaxie (au minimum, j’ai perdu la notion de distance à ce niveau), il ne reste que deux solutions : il perd la tête ou le vaisseau utilise Gloria et, accessoirement par la suite, Franklin, pour communiquer avec l’homme qui peut le contrôler.

Qu’il parle seul ou avec des fantômes, cela ne change rien pour le moment. Cela dit, tous les passages dans la salle de contrôle possèdent de cette manière un intérêt assez particulier, car on a ainsi un véritable aperçu de ce qui se passe dans la tête de Rush. On peut mieux saisir ses motivations et cela crédibilise grandement ses choix. De plus, Rush reste l’un des personnages forts de la série et sa position ne fléchit pas.

À côté de ça, il y a un crash sur une planète. Globalement, il y a beaucoup de remplissage, mais un membre de l’équipage se retrouve blessé et T.J. est là pour l’aider. La fin de l’histoire sera assez regrettable, surtout pour celui qui était parmi les seconds rôles les plus intéressants de la série. Malgré ça, on peut tirer une chose positive, c’est le fait que T.J. s’exprime sur son enfant et son rêve, un bon moyen de nous montrer où elle en est, ce qui est plus efficace qu’un échange peu confortable avec Young.

De toute façon, Young peine quelque peu à maintenir sa place, aussi bien en tant que personnage clé qu’en tant que commandant. Il apparait remplaçable, surtout maintenant que Telford est là et confirmé du bon côté de l’équation. De plus, recommencer les débats de politique intérieure avec Camille tout en se montrant violent et paranoïaque n’est clairement pas la meilleure façon de reprendre les dessus.

Le problème des soldats de la Lucian Alliance est donc source de conflit et Young semble y perdre beaucoup dans l’affaire. Espérons qu’il pourra redevenir ce qu’il était avant d’être un véritable frein à la série, car les autres paraissent prêts à emmener les aventures du Destiny vers quelque chose de plus intéressant.

Ce second épisode possède des évolutions prometteuses et des perspectives d’avenir pour Stargate Universe. Dommage que l’ambiance paranoïaque et le marasme ambiant peinent à se dissiper, sans parler de la forme un peu lourde qui impose des moments d’auto-apitoiement sur fond musical qui tue la conclusion de l’épisode, et ce, malgré le début d’introduction d’un prochain mystère. On peut craindre qu’à force d’entretenir cette ambiance neurasthénique, la série se mette à systématiquement sacrifier tous les effets qui pourraient faire naitre de l’enthousiasme. Ce n’est heureusement pas encore totalement le cas et Aftermath laisse entrevoir des éléments clés qui pourraient bien changer la donne.