Stargate Universe – Air Part. 1 &2 (1.01 & 02)

Une équipe de recherche sur une planète éloignée se fait attaquer et se voit forcée de traverser la porte des étoiles pour trouver refuge. Arrivée au bout de son projet, le Dr. Rush aidé par le jeune Eli Wallace, entre le 9ème chevron dans l’adresse de la porte qui expédie alors tout le monde sur un vaisseau à l’autre bout de l’univers.

La franchise Stargate est de retour avec ce qui pouvait s’apparenter à sa version de ST : Voyager. Un vaisseau à l’autre bout de l’univers et un équipage qui veut rentrer sur Terre. Le point de départ n’est donc pas le plus original qui soit, mais la série va rapidement imposer son style qui diffère même légèrement de ce que les autres séries Stargate avaient l’habitude de faire.

Le premier épisode s’ouvre sur l’arrivée fracassante sur un vaisseau Ancien par une porte des étoiles. De là, nous allons voyager entre les évènements qui ont mené cet équipage de fortune à cet endroit, et leurs premiers pas pour survivre. De cette manière, on apprend assez vite à identifier les personnages, choses peu difficiles pour les adeptes de Stargate qui connaissent déjà tous les termes et codes vestimentaires permettant de reconnaitre les rôles des individus. Pour les nouveaux, il est probable que les références à L’IOA, les clins d’œil à SG-1 et l’utilisation de quelques artefacts Anciens, passent plus ou moins inaperçus. Tout est fait pour que le background de l’univers de la série ne soit pas dominant. Une manière de pousser rapidement les protagonistes à s’imposer tout en satisfaisant les fans.

L’important ici, plus que l’environnement que l’on découvre petit à petit, c’est l’instauration des relations entre les personnages, ainsi que leur personnalité. Ce qui fait plaisir à voir, c’est que de ce côté-là, les équipes créatrices semblent avoir beaucoup appris des erreurs commises avec Stargate Atlantis – qui tenta trop de ressembler à SG-1 dans sa configuration. Mieux, il y a des nuances, de la subtilité et des background stories qui ne demandent qu’à être exploitées quand le temps sera venu.

Certes, certains protagonistes sont vite classables, comme Eli Wallace qui est un pur produit Stargate, mais on ne peut pas trop s’en plaindre, car il apporte la touche de légèreté nécessaire à compenser le drama ambiant, ainsi que les personnalités borderlines de certains membres de l’équipe. De ce côté-là, le plus surprenant n’est certainement pas le Dr. Rush, pourtant présenté comme le prototype du parfait salop, mais le MSgt. Greer, un militaire peu accueillant avec des problèmes psychologiques indéniables qu’il va avoir du mal à traiter.

La volonté la plus apparente et qui était évoquée au commencement du développement du projet, c’est un rajeunissement de la franchise. Du coup, on se retrouve avec des jeunes, souvent peu expérimentés. Le Lt. Scott est la meilleure illustration, vu qu’il prend la tête des opérations dès le départ et donne le ton, tandis que son supérieur se retrouve handicapé par une arrivée trop brutale.

L’arrivée est justement plutôt bien pensée, car elle met directement en place les rapports de forces et le climat hostile. Cela dit, la seconde partie de l’épisode perdra un peu des nuances du début pour nous servir du drama facile avec une situation où une personne est obligée de se sacrifier pour offrir du temps aux autres. Ça traine un peu en longueur et la chute est prévisible. Le tout étant trop maladroit.

Ce Pilot n’est donc pas dénué de défaut, mais illustre une véritable volonté de la part des scénaristes, de se montrer intrigants et inattendus. En tant qu’adepte de Stargate depuis la sortie du film dans les salles de cinéma, je ne suis probablement pas très apte à évaluer ce que pourrait penser un profane en la matière qui entre en contact avec ce Stargate Universe. Malgré tout, vu la baisse qualitative que Stargate Atlantis avait imposée (même si le niveau avait un peu remonté sur la fin), cette nouvelle série apporte un vent de fraicheur bienvenu, chargé de promesses et d’ambition. Le Pilot souffre quand même d’être incomplet, ce qui fait qu’il est difficile d’arrêter immédiatement un avis sur le potentiel réel du projet, mais c’est plutôt accrocheur jusque-là, bien que quelques facilités sur la fin laissent planer un léger doute sur ce qui tend à être accompli. On en saura plus avec la conclusion la semaine prochaine. L’attente se fait déjà sentir.