Pendant qu’un sénateur et un scientifique visitent le Destiny pour déterminer la viabilité de la mission et des découvertes de Rush, Greer et Camille se retrouvent sur Terre, pris au milieu d’une attaque alien.

Stargate Universe nous sert une fois de plus un épisode basé sur l’utilisation des pierres de communications. Nous avons donc deux visiteurs sur le Destiny, la sénatrice Michaels et le scientifique Andrew Covel. La première est jouée par Kathleen Quinlan, tandis que le second est interprété par French Stewart qui fait ainsi son retour dans l’univers Stargate puisqu’il jouait dans le film à l’origine de la franchise.

Quoi qu’il en soit, ils ont pour but de déterminer la viabilité de la mission pour décider si oui ou non une nouvelle base doit être construite pour créer un passage vers le vaisseau. L’ensemble se révèle plutôt léger, ne servant que d’excuse pour apporter un regard extérieur afin de mettre en perspective l’évolution des relations à bord du vaisseau et les motivations de certains membres de l’équipage.

En parallèle, Camille et Greer sont donc sur Terre et c’est le moment choisi par la Lucian Alliance pour attaquer. Ils se retrouvent alors coincés dans les décombres et n’ont pas d’autre choix que de partir ensemble à la recherche d’une bombe qui n’a pas encore explosé de façon à la désamorcer. L’idée est de profiter de l’animosité entre les deux personnages pour créer de la tension supplémentaire qui finira par se transformer en un terrain d’entente à cause des évènements.

Que ce soit Camille ou le lieutenant, on peut dire qu’ils tirent tous les deux quelque chose de la situation, car depuis le début de la saison, ils n’ont pas vraiment rencontré beaucoup d’occasions pour sortir de leurs routines. Chaque membre de l’équipage du Destiny est coincé à un moment ou un autre dans les automatismes qui vont avec leur place dans l’histoire, ce qui leur permet d’être fonctionnels, mais pas réellement intéressants. Là, même si ce n’est pas poussé très loin, Camille s’impose comme rarement auparavant, et Greer se montre capable de plus de nuances qu’à l’accoutumée. C’est une progression en soi.

Cela dit, toute cette histoire d’attaque de la Lucian Alliance tient difficilement la route depuis le début de la série, car ce groupe n’a jamais véritablement été une menace de la taille de ce qu’affrontait SG-1 de manière régulière. Leurs motivations sont trop commodes et souffrent vraiment de la construction de la série qui ne laisse pas de place pour le développement d’une véritable trame, ne s’en approchant que par intermittence.

Certes, ici, c’est impeccable pour poser le contexte de l’histoire, mais, plus globalement, cela renvoie une image préfabriquée que l’on doit accepter sans trop réfléchir pour pouvoir y adhérer. On nous force la main pour le bien de l’intrigue, ce qui diminue son impact.

De plus, toute la partie sur le vaisseau a elle aussi une finalité imposée avec trop de force pour que cela acquière une réelle intensité.

Alliances possède donc de bons éléments, mais les bases des deux storylines sont bien trop fragiles, ne ressemblant qu’à de vagues excuses, pour pouvoir apporter à l’ensemble la crédibilité qu’on pouvait attendre et qui était nécessaire. Au moins, Greer et Camille ont réussi à avoir une conversation civilisée.