Le lieutenant Scott est infecté par une plante extra-terrestre qui se propage dans son corps, le mettant dans un état comateux. Il hallucine alors qu’il est de retour chez lui et qu’il va se marier avec Chloe.

Malgré son style, Stargate Universe n’a pas totalement tourné son dos aux histoires les plus classiques que l’on trouve dans la majorité des séries de ce genre. Aujourd’hui, on nous refait donc le coup du malade infecté par un organisme inconnu qui se retrouve à halluciner une vie proche de celle qu’il aurait sur Terre, mais quelque chose ne tourne pas rond.

On peut voir ça comme un épisode bouche-trou, mais la chute laisse clairement apparaitre que, derrière tout ça, il y avait un but. Le problème est certainement que la mascarade semble mise en place uniquement pour nous mener à la conclusion. Sur ce plan, d’ailleurs, vu la fin du précédent épisode, on aurait pu croire que Chloe aurait emprunté une route un peu moins directe.

Quoi qu’il en soit, nous allons suivre Scott qui arrive dans la petite ville de Cloverdale où il s’apprête à s’intégrer pleinement dans le cliché le plus barbant que l’on puisse assimiler à la vie rêvée de l’américain moyen. Et ça ne semble pas vraiment l’enchanter. Une bonne chose, car le regarder n’est pas non plus très enthousiasmant.

Certes, il y a toujours le plaisir de voir des personnages sortir de leurs décors habituels, mais vu qu’ils restent finalement eux-mêmes, le gain est plus que virtuel. On peut toutefois apprécier qu’il s’agisse d’un monde créé du point de vue de Scott, ce qui nous offre une vision claire de la manière avec laquelle il perçoit ceux qui l’entourent. Cela signifie-t-il qu’il se sent forcé dans sa relation avec Chloe et qu’il doute que ce que Young a planifié pour lui soit ce qu’il veut ? Probablement, mais comme Eli l’exprime, Scott n’est pas difficile à cerner et on sait depuis le début que ses erreurs passées le poussent à toujours choisir ce qu’il perçoit comme étant la chose à faire, et non ce qu’il désire réellement.

Enfin bref, tout ceci n’est pas vraiment palpitant, surtout quand on réalise que le rêve n’est pas là pour le guider vers la guérison, contrairement à ce qui se fait habituellement avec ce type d’histoire. Non, il s’agit juste de faire du remplissage en attendant que la solution que l’on veut imposer sans grande subtilité soit la dernière viable.

Au moins, il y a toujours le plaisir de voir Greer se déchainer en combattant des Triffids.

Au final, Cloverdale arrive là où il voulait, mais le chemin emprunté manque de surprises et peine à maintenir l’attention. Le dépaysement – sans les pierres de communication – n’est pas une mauvaise chose, mais la série n’a pas vraiment besoin de se perdre dans ce genre d’histoires à ce niveau-là.  Les bonnes idées des premiers épisodes semblent déjà disparaitre ou en bout de course. Espérons que ça ne soit pas vraiment le cas et qu’il ne s’agisse pour le moment que d’un petit détour.