Après une attaque-surprise des drones, l’équipage du Destiny s’arrête près d’une planète pour faire des réparations et trouver des provisions. Là, ils se retrouvent face à des humains qui clament que les occupants du vaisseau sont en fait leurs ancêtres.

Il semble que, finalement, l’équipage du Destiny qui a disparu dans la porte des étoiles n’est pas mort lors de sa tentative avortée de contact avec la Terre qui avait résulté à un petit voyage dans le temps. En fait, il y a eu un second voyage dans le temps bien plus conséquent qui entraina tout le monde sur une planète où trouvera alors naissance une nouvelle civilisation.

Stargate Universe sort alors de ces thématiques habituelles pour explorer une idée qui prend presque au dépourvu, comme son traitement qui possède beaucoup plus d’humour que ce que la série a en stock d’habitude.

L’équipe se retrouve donc face à leurs descendants, enfin, à une partie seulement, puisqu’ils ne sont pas sur la planète mère de la colonie, mais sur une qui était explorée pour en développer une nouvelle. L’histoire se concentre d’ailleurs en grande partie sur une légère visite du passé des descendants – avec une utilisation pertinente des kinos. On y trouve quelques bonnes idées, même si au milieu, on a au final une simple reproduction de schémas relationnels typiques de la série, à une échelle différente.

Cela dit, Common Descent va certes régulièrement se contenter de facilités pour bâtir son récit, mais il possède une fraicheur bienvenue qui trouve son origine dans le fait qu’il y a derrière tout cela une bonne dose d’optimisme qui ne sera teintée que par un Rush relativement absent et un Young prompt à jouer la sécurité avant tout.

Là où l’épisode va quelque peu décevoir, c’est dans le recyclage d’une histoire qui semble tout droit sortir d’un épisode de Battlestar Galactica (nommé « 33 »). Les drones traquent le Destiny partout où il va, ne lui laissant pas d’autre choix que de repartir, et personne ne sait comment les machines font pour les retrouver.

Au final, cet épisode de Stargate Universe n’a certainement pas la mise en scène la plus appliquée qui soit, ni toute l’originalité qu’on aurait pu espérer, mais il y a suffisamment de bonnes choses pour compenser les défauts et entrainer la série sur une route intéressante qui pourrait devenir enthousiasmante – on ne sait jamais.