Stargate Universe - Darkness Part. 1 (1.04)

L’équipage du Destiny continue l’exploration du vaisseau, mais ce dernier arrive au bout de ses réserves d’énergie.

Quand la situation est mauvaise, quoi faire pour l’empirer ? C’est la question qu’on dut se poser les scénaristes de Stargate Universe. La réponse était alors évidente. Si le vaisseau doit aider à fournir de quoi survivre, il suffit de l’empêcher de faire ça, et là, oui, ça sera pire que tout.

Coupure de courant, donc. Mais avant d’en arriver là, on va prendre un peu le pouls des survivants. Si Rush est au bord de la crise de nerf – littéralement –, les autres ne vont rien faire pour tenter de l’aider à se décontracter, bien au contraire, car comme on l’aura compris, personne ne l’aime et il le rend bien.

Donc, il y a de la tension dans l’air, mais c’est quand même une bonne opportunité pour développer un peu les personnages. Et c’est d’ailleurs ce qui semble être le but premier de l’épisode. L’idée est d’installer une sorte de hiérarchie. Il y a Young, Camille, Rush, voir Scott qui savent un peu ce qui se passe, le reste qui l’ignore et, au milieu, Chloe et Eli qui se rapprochent, étant les civils. Cela n’empêchera pas ceux qui ne sont pas dans les confidences des dirigeants de mettre la pression sur Eli, car il parait plutôt apprécié par les hautes instances en place.

On n’en est pas à la lutte des classes, mais le commandement militaire semble créer quelques problèmes dans une situation où la mort frappe à la porte en permanence.

À côté de ça, Eli, toujours avec ses bouboules magiques, les kinos, poursuit ses sortes d’interviews afin que tout le monde laisse son empreinte. On l’avait déjà vu l’idée explorée dans un épisode d’Atlantis, mais ici, cela sert surtout à nous introduire de manière plus formelle tous les personnages secondaires que l’on ne cesse de croiser et qui trouvent leur place dans le tableau général.

Cela est assez déroutant pour une série Stargate au point qu’au début, je pensais qu’on nous les présentait ainsi juste pour mieux les tuer après. Il apparait que ce n’est pas le cas dans l’immédiat.

Bref, il nous reste le petit passage sur Terre. Young repart et va profiter de l’occasion pour rendre visite à sa femme. Heureusement, celle-ci semble avoir quelques difficultés à apprécier le concept du « je parle à mon mari, mais il ressemble au Colonel Telford ». Ce qui est déroutant, il faut bien l’admettre.

Pendant ce temps, Telford, justement, est donc sur le Destiny, complotant pour remplacer Young. En plus des querelles à bord du vaisseau en perdition, il faut se préoccuper de celles qui viennent de la Terre.

Tout ceci nous fait passer les 42 minutes calmement. Le tout se basant sur l’ampleur des enjeux mis en place et sur les conflits internes. C’est un peu faible par moment, mais ça donne le change. L’histoire étant en deux parties, la fin nous introduit quelque chose de pire, car, souvenez-vous, quand la situation est mauvaise, quoi faire pour que ce soit encore pire ? Réponse, la semaine prochaine, même si arrivé à ce niveau, on a du mal à imaginer que ça pourrait s’empirer.