Destiny découvre une planète en orbite autour d’une étoile inconnue. Une partie du vaisseau s’y installe pour 4 semaines.

Stargate Universe est décidée à me mettre à l’épreuve jusqu’au bout, en exploitant des idées ordinaires du genre de la science-fiction, sans y insuffler une once d’originalité et en échouant à fournir l’émotion nécessaire. Je me suis fait une raison sur le fait que la dernière de la franchise ne possèderait jamais cette âme d’aventurière que même Atlantis dans ces pires moments avait réussi à conserver. En fait, je ne trouve pas le terme exact pour définir ce qui cloche chez Universe. Après 13 épisodes, je ne me sens pas concernée, il n’y a aucune sensation de réel danger, pas de souffle épique. La série joue la carte du rapport humain, sans réussir à donner suffisamment de dimension à ses personnages pour que cela soit efficace.

Alors, quand Destiny trouve sur sa route la planète idéale, tout est prévisible, même le petit moment musical sur du Alexi Murdoch (un chanteur que la série aime bien, à l’évidence).

Donc, une partie de l’équipage va débarquer sur la planète et y rester 4 semaines, le temps que le Destiny fasse le tour et revienne les prendre. Tout ceci va bien entendu être une piètre mise en scène pour faire progresser les relations entre militaires et civils, devant apprendre à cohabiter. Au lieu de jouer avec les conséquences directes de la rébellion, Young donne l’ordre à ses hommes de faire les efforts nécessaires et le temps fera le reste. Celui-ci n’est pas mis en valeur, mais que ce soit pour ceux sur la planète ou sur le Destiny, il va se tisser des liens symboliques de la mise en route d’une paix factice. Si c’est ainsi que la crise est résolue, c’est insultant.

Enfin, pour incarner cet esprit de tolérance, nous avons le rapprochement entre Chloe et T.J. à l’aide d’un évènement typiquement féminin : une grossesse. Comme la medic a un drôle de comportement dès son apparition dans l’épisode, l’annonce n’est aucunement choquante, ni bouleversante (surtout si on sait que l’actrice était bel et bien enceinte dans la vraie vie).

Sur le Destiny, c’est Rush et Young, aidé par quelques scènes entre Camille et Eli qui incarnent cette évolution. Le scientifique et le militaire continuent leurs disputes, mais celles-ci ne sont pas là pour démontrer une opposition, mais une simple divergence de point de vue. Le passé n’est pas oublié, mais la petite blague du colonel à la fin illustre le chemin parcouru.

Le gros problème, c’est que si tout ceci est bien mignon, ce n’est pas non plus extrêmement appuyé dans une histoire où il ne se passe strictement rien. Les dix dernières minutes sont réservées au retournement habituel : une partie du groupe ne veut pas quitter la planète. L’épisode s’est évertué avec un manque de délicatesse à exposer la foi de l’un des scientifiques présents – ce qui fut très agaçant – alors que le reste est surtout concentré sur T.J. pour justifier sa décision. Seulement, le précédent épisode nous avait montré une femme consciente de son statut militaire, et il ne lui faudra pas trente secondes pour se le rappeler.

Si je peux me permettre de faire un sale jeu de mots, Faith est clairement un épisode qui ne donne pas la foi. Il y a un trop gros manque d’enjeu et une passivité qui s’est infiltrée partout. Voulant avant tout se concentrer sur les dilemmes rencontrés par ces personnages, la série loupe le coche, car elle peine à créer un lien entre eux et le spectateur.

À l’arrivée, je suis comme Rush, complètement frustrée de ne pas savoir d’où sort cette foutue planète, la seule bonne question de l’épisode qui ne fut pas explorée.