Le Destiny est toujours sous le contrôle de la Lucian Alliance. Malgré ses efforts, Everett doit accompagner la majorité de son équipage sur une planète presque inhabitable. Sur le vaisseau, Rush a un plan risqué pour reprendre les commandes.

Nous avions laissé les passagers du Destiny dans une classique situation de « qui survivra ? ». Petite déception, donc, pour la reprise, car le suspens sur ce côté-là est absent. Chloe guérit par miracle (on s’occupera de ça plus tard probablement), tandis que T.J. hallucine qu’elle est retournée sur la planète où le sirupeux Dr. Caine avait décidé de s’installer (cf 1.13 – Faith). Pour les autres, les situations les plus critiques sont désamorcées sans plus attendre, ce qui permet à Scott et Greer de revenir dans l’action.

Pour la suite de l’épisode, on retrouve la même dynamique avec les deux camps qui font un bras de fer. Il y a moins de joueurs, mais les enjeux sont les mêmes. Il est d’ailleurs étonnant de voir la construction de ce season premiere qui se contente avant tout de s’inscrire dans la continuité des précédents épisodes, comme s’il se trouvait placé au milieu de n’importe quelle saison, négligeant dès lors l’installation d’ouvertures pour la suite – pour une série feuilletonnante, c’est un peu léger.

Le rythme sonne alors faux dès le départ, car au lieu de créer une dynamique de lancement, on se retrouve avec une conclusion et un bref épilogue. Difficile de dire si on termine ou commence la saison.

La seule chose qui s’impose véritablement, c’est l’apparition de soldats de la Lucian Alliance joués par Julie McNiven et Robert Knepper qui n’étaient pas là auparavant – mais on fait comme si de rien n’était. D’ailleurs, Varro (joué par Mike Dopud, son 4ème rôle dans la franchise) est le seul à réellement réussir à sortir du lot dans cet épisode, ce qui n’est pas dur étant donné que Young se fait plutôt discret.

Rush, de son côté, fait ce qu’il fait toujours : il prend les risques que personne d’autre ne veut prendre. Du coup, on peut compter sur lui pour garder la tête froide et parvenir à régler le problème. Espérons que ça lui apportera du crédit pour la suite afin que l’on ne replonge pas d’ici deux épisodes dans le climat paranoïaque de la première saison.

D’ailleurs, cet épisode s’inscrit à merveille dans la lignée de la saison précédente, ce qui est un peu décevant dans le sens où beaucoup de choses ont été reprochées à la série et on pouvait s’attendre à quelques légers signes d’évolution. Cela dit, la situation n’était pas propice aux changements, à part peut-être au niveau du rythme qui aurait véritablement gagné à être plus soutenu.

Quoi qu’il en soit, cette troisième partie d’Intervention a le mérite de ne pas trainer plus longtemps avec les personnages inutiles qui handicapèrent l’avancée de l’histoire dans le season finale. Ce n’est pas pour autant un season premiere réellement enthousiasmant, mais on peut lui reconnaitre le fait qu’il impose suffisamment de nouveaux protagonnistes pour faire évoluer les routines de la série.

En tout cas, on a mis un terme à la dernière story-arc, le terrain est préparé pour en installer une nouvelle et c’est avec elle que l’on pourra vraiment voir dans quelle direction Stargate Universe se lance. Attendons encore un peu.