Après avoir tué Amanda, Simeon s’échappe du Destiny et Rush se lance à sa poursuite, décidé à prendre sa revanche. Young ordonne à Eli d’essayer d’arrêter le compte à rebours de la porte.

Comme la fin du précédent épisode le laissait penser, Simeon a empêché Ginn de parler en tuant Amanda. Après ça, il ne lui restait plus qu’à prendre la fuite et le timing étant impeccable, c’est ce qu’il fait.

Décidés à changer un peu d’air, les scénaristes nous ont alors organisé une chasse à l’homme dans un désert aride qui sera rapidement doté d’une atmosphère très western, le bon (Scott), la brute (Greer), et le truand (Rush) se retrouvant à chasser le bandit armé (Simeon). Le décor a déjà été utilisé de multiples fois dans l’univers Stargate, mais il bénéficie ici d’un petit travail supplémentaire, puisqu’on nous délivre des plans larges servant à appuyer le climat référentiel qui sera d’ailleurs finalement rejoint par une musique qui finit de poser l’ambiance.

Le tout se fait sur une histoire de vengeance et on tournera un peu autour de la question afin de déterminer sa véritable utilité. Il est alors rassurant de voir que Rush, lui, n’a pas l’intention de trahir ses principes pour le bien de tous et qu’il ne compte pas lâcher prise. Certes, il faut attendre jusqu’à la fin pour savoir ce qu’il décide de faire de sa proie, mais les discours sur ces possibles attaques de la Terre sonnent tellement faux depuis le début qu’il est satisfaisant de voir le personnage ne pas en tenir compte.

Quoi qu’il en soit, la chasse à l’homme n’est pas l’unique chose qui se produit puisque, sur le vaisseau, Eli veut lui aussi se venger, mais est forcé de se mettre au travail. Trouver le moyen d’arrêter le compte à rebours de la porte devient prioritaire au point que Chloe finira par être introduite dans l’équation, car il fallait bien lui offrir la possibilité de sortir de l’impasse scénaristique dans laquelle elle se trouve en attendant le retour des aliens ennemis. Le plus triste dans tout ça, c’est qu’Eli avait reconnecté avec ce qui faisait de lui un bon personnage et qu’il semble avoir déjà régressé et être redevenu plus ou moins stupide.

De toute façon, cette histoire sert clairement à mettre un terme à une storyline qui n’a jamais été intéressante. Au moins, elle se clôture de façon convenable, car, à défaut d’être originale, cette aventure désertique nous permet de sortir un peu de l’ambiance qui s’est imposée dans les derniers épisodes – ici, les temps morts servent à entretenir la tension et non à la plomber.

Au final, Malice est l’aboutissement de mauvaises décisions créatives qu’il fallait abréger, mais parvient à le faire de manière appropriée. Pour cela, il faut mettre beaucoup de choses en retrait, mais on peut espérer qu’entre cet épisode et le précédent, la route est désormais suffisamment dégagée pour entrainer la saison vers quelque chose de plus enthousiasmant et de plus ambitieux.