Des membres de l’équipage sont victimes d’hallucinations. T.J. doit découvrir ce qui les cause pour pouvoir les soigner.

Les interactions avec l’extérieur étant plus que limitées dans Stargate Universe, l’équipe créatrice doit tenter de trouver des prétextes pour créer des situations de crises. Au cours d’une réunion, un membre a dû suggérer d’utiliser l’excuse d’un élément ramené au cours d’une excursion, celle-là même qui a déjà été employée au début de saison. On sait tous comment cela se passe, voyons, ils ont 20 épisodes, et un certain nombre de sujets : les pierres de communications, les voyages sur d’autres mondes, les conflits internes et à l’évidence, l’élément perturbateur venu d’une autre planète. Dans le cas présent, il s’agit d’une tique. Voilà approximativement comment a dû voir le jour Pain.

Bien entendu, il est bien rare que les voyages à travers la porte des étoiles soient source de bienfaits. Les tiques ramenées vont donc créer des hallucinations, jouant avec une part des peurs et angoisses des membres qui y sont victimes.

Il serait médisant de dire que tout ceci ne possède pas quelques idées intéressantes. Si le Lt. James est un des personnages les plus ennuyeux du Destiny pour moi, les hallucinations offrent l’opportunité d’explorer sa relation avec Scott et le comportement clairement douteux que celui-ci a eu envers elle, ne mettant jamais fin à leur relation et la jetant comme une malpropre pour aller avec Chloe.

Cette dernière – comme Scott par ailleurs – va aussi être touchée, et les hallucinations vont jouer avec leur histoire familiale. Le père pour l’une, le fils pour l’autre. En fait, cela illustre assez bien le fait qu’une partie de ces hallucinations nous ramènent à ce qui fut exposé en début de saison. Il faut donc espérer qu’il y a un but concret à tout cela, et que cette piqûre de rappel va servir à quelque chose par la suite.

Les hallucinations de Greer, de Rush ou même de Volker vont tabler sur un registre différent, et opter plus sur des menaces et non des sentiments personnels. Enfin, j’entends par là que si cela expose assez bien la difficulté pour certains d’aller de l’avant, cela ne joue pas sur la corde du relationnel, mais sur celle de l’insécurité.

Tout ceci, malheureusement, est loin d’être palpitant, ressassant un peu trop le passé et n’apportant pas suffisamment de neuf aux problématiques pour se révéler utile au développement des personnages.