Chloe a un comportement de plus en plus étrange qui commence à inquiéter les membres de l’équipage. Après avoir découvert qu’elle était probablement sous l’influence d’extraterrestre, Young la met sous surveillance. Eli doit utiliser les pierres pour rendre visite à sa mère malade.

Tout d’abord, notons que cet épisode a été réalisé par Robert Carlyle, ce qui n’était probablement pas un exercice facile, mais on peut certainement le créditer pour la transformation du traditionnel long montage de fin qui prend ici une forme plutôt brève.

Quoi qu’il en soit, ce début de saison a posé des bases intéressantes, mais on attend toujours qu’elles soient exploitées. Le premier problème de Pathogen à ce niveau-là est qu’il continue d’insinuer de nouvelles choses, tout en laissant le reste au même niveau. Il faut dire que l’on renoue ici avec deux points faibles de la première saison : les visites familiales via les pierres et Chloe. Cette dernière était assez discrète depuis la reprise, mais cela n’était pas uniquement parce qu’elle n’avait juste rien d’autre à faire, vu qu’il se trouve que c’est un symptôme du mal inconnu qui la ronge.

Chloe reste tout de même Chloe, même si elle se comporte bizarrement, ce qui fait qu’il est difficile de passer outre l’ambiance qu’elle instille habituellement (surtout avec Scott à ses côtés). Autant le dire, la sacrifier au lieu de Riley n’aurait pas été la pire de choses. On peut dès lors espérer que la voie sur laquelle elle finit par se trouver lui permettra de sortir de la mauvaise passe dans laquelle elle est coincée depuis trop longtemps.

En tout cas, Rush, lui, en tire profit à sa façon. Il devrait pouvoir utiliser la jeune femme pour camoufler ce qu’il fait depuis qu’il a le contrôle du vaisseau et, de cette manière, éviter les pièges les plus évidents qu’il se tendait à lui-même.

À côté de tout ça, il y a donc le retour des voyages sur Terre. Si Eli et sa mère ont le mérite d’apporter une couche émotionnelle qui est bienvenue, surtout pour développer l’informaticien devenu presque obsolète dernièrement, toute l’histoire avec Camille vire dans le pathos et est aussi soporifique que possible. Il faut dire que sur ce plan-là, le rythme de l’épisode, imposé par la storyline de Chloe, ne décolle pas.

Au milieu de tout ça, il y a toujours les membres de la Lucian Alliance. Et là, on peut se demander si on va quelque part. Il y a ces personnages qui marchent dans les couloirs. L’un n’est pas content, l’autre le remet à sa place. Cela dit, où sont-ils censés s’intégrer dans la série désormais ? La question n’est pas vraiment abordée et la seule ouverture qui semble avoir un avenir se trouve dans la relation entre T.J. et Varro.

De manière générale, Pathogen manque de rythme, souffre d’une absence d’intensité dramatique, abuse du mélo, et renoue un peu trop avec tout ce qui ne fonctionnait pas dans la première saison, et ce, à tous les plans – pas qu’au niveau des éléments de l’histoire. Alors que la série se réorientait lentement vers des choses inédites et possédant du potentiel, on assiste à un retour en arrière presque violent. Heureusement que la fin laisse penser qu’il ne s’agissait que d’une simple mise en place et que quelque chose de concret et d’intéressant pourrait en sortir.