Rodney McKay a trouvé une solution pour utiliser la porte des étoiles afin de contacter le Destiny, et ce, sans faire exploser une autre planète. Malgré les efforts de Richard Woolsey, les négociations pour appliquer son plan sur une planète possédant les caractéristiques nécessaires sont infructueuses. Telford propose alors une solution alternative.

Depuis son lancement, Stargate Universe a tout fait pour montrer qu’elle n’était pas une série « Stargate » comme les autres. Cela est certainement responsable du fait qu’il ait fallu attendre autant de temps pour voir Rodney McKay faire son apparition. Ce qui, avec toutes les communications avec la Terre jusque-là, était un peu surprenant.

Donc, nous voilà avec le fameux « cross-over » avec Stargate Atlantis, même si c’est un peu poussé de dire ça étant donné que McKay et Woolsey ont tous les deux participé à SG-1 et SGA (et maintenant à SGU !). Ces deux figures clés de la franchise interviennent ici dans une storyline digne de SG-1, enfin, dans la forme, pas trop le fond, puisque Universe nous montre depuis quelque temps une administration plus prompte à la tromperie et aux manipulations politiques – une représentation qui s’éloigne de la politique menée par les équipes SG.

Bref, nous avons une histoire qui explore une fois de plus la menace de la Lucian Alliance pour justifier le fait que l’on quitte le Destiny et que l’on exploite majoritairement d’autres personnages. On pourrait finir par croire que les scénaristes n’ont pas d’idées pour l’équipage du vaisseau. D’ailleurs, dans ce sens, Rush et Eli se retrouvent encore coincés dans une intrigue à l’intérêt aussi maigre que le suspens qu’elle génère. Rush va télécharger sa conscience dans la mémoire du vaisseau pour pouvoir satisfaire ses besoins primaires en même temps que sa curiosité intellectuelle avec Amanda Perry. Le fait que cela fait suite à une intrigue déjà peu engageante n’aide pas à remonter le niveau d’intérêt, et le rythme ici imposé, additionné aux motivations des personnages, n’ajoute rien qui pourrait réellement changer la donne. Il est possible qu’il y ait là des choses posées pour des développements à venir, mais ce n’est pas très pertinent pour le moment.

Donc, il faut compter sur le plan de Telford pour fournir le divertissement et, avec McKay et Woolsey dans le paysage, on peut dire que ça fonctionne, même si le potentiel de départ qui accompagnait l’utilisation des deux protagonistes n’est clairement pas exploité à son maximum. Cela dit, leur rôle est bien justifié, ce qui rend l’ensemble crédible.

Par contre, si on pouvait espérer ne serait-ce que quelques bribes d’informations sur l’équipage d’Atlantis, ou sur ce qui est advenue de la station (pourquoi ne pas l’installer sur une autre planète afin de communiquer avec le Destiny ?), il y a de quoi être déçu, car rien ne transparait, McKay n’ayant même pas l’opportunité de raconter une anecdote en rapport avec son expertise acquise durant 5 ans en exile sur un vaisseau des Anciens.

Seizure n’a donc pas tout faux, au contraire, il se laisse regarder avec plaisir, surtout grâce aux guests stars, mais la série continue à se perdre dans des histoires qui nous éloignent toujours plus du Destiny, alors que sur ce dernier, le peu de matériel scénaristique pertinent est noyé dans du remplissage émotionnellement anémique – malgré les thématiques explorées.