Le Destiny s’arrête devant un vaisseau apparemment abandonné. Rush et Young partent en exploration. Un incident se produit alors et, pour être sauvé, Rush n’a qu’une seule solution : révéler son secret.

Quelle est la véritable mission du Destiny ? Une question que seul Rush se posait. Et pour cause, tout le reste de l’équipage ne souhaite qu’une chose : revenir sur Terre.

Cela dit, La révélation de l’épisode n’est pas franchement la chose que l’on attendait le plus, car c’est autre chose qui se produit enfin et qui a un réel impact sur la série : le secret de Rush est finalement révélé à tout le monde.

Fallait-il une mise en scène aussi maladroite – sérieusement, le vaisseau qui démarre juste comme il faut pour les éloigner du Destiny ? – pour en arriver là ? N’était-il pas suffisant de placer Rush sous surveillance une bonne fois pour tout ?

À dire vrai, la surveillance n’est pas le fort des militaires présents sur le Destiny vu comment Simeon se balade et peut librement afficher son hostilité. On va dire que, de toute façon, il est là pour ça, car il fallait que la Lucian Alliance serve à quelque chose, donc…

Quoi qu’il en soit, l’épisode va jouer sur les ressorts classiques de la série, des routines qui manquent légèrement de fraicheur, que ce soit entre Rush et Young ou entre les membres de l’équipe du Destiny qui passent leur temps à utiliser la radio dans l’attente de réponses qui ne viennent jamais et qui ne sont pas capables de tirer les bonnes conclusions par eux-mêmes. Cela aura au minimum le mérite de remettre Eli à sa place, dans le rôle de celui qui à un cerveau et qui sait comment s’en servir quand il voit une suite d’équations ou quand il s’agit de faire des calculs mathématiques. Être amoureux lui aura au moins donné ça, car pour le reste, on ne peut pas dire que ce soit d’un réel intérêt.

À côté, tout ce qui nous reste, c’est la fameuse révélation sur la mission du vaisseau. The Greater Good, donc. Le but est-il de faire évoluer les motivations des personnages ? C’est un peu l’impression que ça donne, Rush semble vouloir que Young arrête de regarder pour une solution de retour et que la mission se tourne vers l’exploration et la découverte. C’est une perspective merveilleuse, il faut l’avouer, car cela sortirait Universe de sa torpeur en lui offrant une direction nouvelle et en fournissant à ses protagonistes une raison de se bouger un peu. Globalement, ça pourrait faire de SGU une véritable série Stargate. Mais ne nous emballons pas, étant donné que la série accomplit rarement ce qui est bon pour elle.

The Greater  Good possède donc ses bons points, mais peine une fois de plus à convaincre dans la forme. Si le retour d’Amanda Perry était bien pensé, ce n’est pas forcément le cas du reste, car le point de départ est bien trop commode et la majorité des rebondissements ne sont là que pour réaliser des choses d’une évidence déconcertante. En gros, le scénariste dévoile tout son jeu pour commencer et on doit faire les surpris quand il pose les cartes sur la table. Ça en devient presque ridicule. On a connu Carl Binder plus inspiré.