Stargate Universe - Time (1.08)

L’équipe du Destiny arrive sur une planète et découvre une kino qui leur montre comment ils meurent tous sur la planète. D’abord perturbé par la vidéo, l’équipage tente de découvrir ce qui a rendu ça possible.

La Kinovision est un truc que les scénaristes aiment bien, du coup, on va avoir droit à un épisode qui se repose sur une vidéo qui a justement été filmée avec une kino… dans le futur. Enfin, peut-être le passé, difficile de savoir vu que nous avons un classique cas de vortex qui déraille.

Quoi qu’il en soit, l’intrigue va se diviser en plusieurs phases distinctes. D’abord, on assiste à l’arrivée sur la planète, les premiers malades, les premières attaques. Il y a un truc, forcément, et c’est là que Rush et son équipe débarquent une nouvelle fois, bien en vie, et trouve le kino. La suite, et une trop grosse partie de l’épisode en fait, sera consacrée au visionnage de la vidéo avec grands moments d’ouverture personnelle, d’anecdotes et, bien entendu, de morts. En parallèle, sur le vaisseau, les gens commencent à tomber malades.

Tout est bien chronométré et ça permet d’emballer un épisode sans bavure, et sans surprise. C’est  un peu facile, mais il faut avouer que la mise en danger de Chloé tue toute possibilité de suspens, car on sait très bien qu’elle ne craint rien, que son avenir dans la série est assuré. D’ailleurs, trop de choses tournent autour d’elle et c’est bien dommage, car dans l’immédiat : elle ne sert à rien. Elle n’a aucun talent, aucun savoir. En fait, elle est définie comme étant la demoiselle en détresse que tout le monde s’évertue de sauver, chacun à son niveau. De ce côté-là, Eli n’est pas gâté, car il reste le copain. Une situation qui va être utilisée pour ajouter une dose de sentiments, car quand elle se trouvera mourante, il lui fera une sorte de grande déclaration. En vain, comme tout le reste ou presque, car c’est là que le voyage dans le temps devient finalement le gros twist de l’épisode.

On s’amuse donc avec la ligne temporelle pour ne pas prendre le moindre risque et c’est presque triste, car cela enlève toute impression de détresse possible, déjà qu’il n’est pas forcément facile d’entrer dans cette histoire qui est racontée dans l’histoire.

Bref, Time joue la sécurité tout en tentant de faire croire le contraire d’un bout à l’autre. Certes, il y a de bonnes idées, une exploitation des kinos qui se révèle par moment intéressante (finalement) et plusieurs acteurs ont l’occasion d’en faire un peu plus que d’habitude. Mais voyage temporel oblige, tout ceci n’aura aucun impact, car ça ne se produira pas.