Le colonel Young fait un rêve récurrent qui se termine toujours sur la destruction du Destiny. Il pense alors qu’il perd la raison. Chloe est toujours en quarantaine et son avenir semble de plus en plus incertain quand des changements physiques font leur apparition. Eli se rapproche de Ginn, une membre de la Lucian Alliance.

Stargate Universe va aujourd’hui s’intéresser au Colonel Young. Comment arrive-t-il à continuer à avancer avec toutes les difficiles décisions qu’il a prises et leurs conséquences qu’il doit pleinement assumer ? En plus, comme le dit Camille, Young se sent responsable de tout ce qui arrive. Pas facile d’être Young à ce moment précis, surtout que ses rêves se tournent contre lui. Il n’est définitivement pas à l’abri de quoi que ce soit.

L’idée du jour n’est – comme toujours – pas très neuve. Utiliser les rêves pour forcer un personnage à confronter ce qu’il tente désespérément d’éviter. Ici, il doit réaliser qu’il est l’homme de la situation, car c’est difficile comme job, mais personne ne peut le faire mieux que lui sur le Destiny. He’s The Man.

En tout cas, c’est vers ça que l’on se dirige, et ce, sans se presser. C’est un peu comme le précédent épisode, il n’y avait finalement pas grand-chose à dire, mais il y avait du temps d’antenne à combler. Cela dit, il faut reconnaitre que l’utilisation de plusieurs points de vue permet à l’ensemble de ne pas devenir simplement soporifique. De plus, il y a quelques scènes qui ont le mérite d’avoir de l’intérêt.

Les passages avec Chloe offrent l’opportunité de faire le point sur sa situation et la jeune femme retrouve un peu de son humanité. Et puis, voir Rush continuer à l’exploiter en se la jouant concerné, ça n’est pas mauvais.

Ensuite, il y a TJ et ses illusions sur son bébé. Vrai ou faux, peu importe, le fait est qu’elle a trouvé un moyen d’aller de l’avant et il serait temps que les scénaristes en fassent de même avec elle. Au moins, la confrontation avec Young a l’avantage de réveiller un peu. Idem pour celle qui oppose Scott et le colonel, même si de ce côté-là, l’idéalisme de Scott devient un peu absurde.

À côté de tout ça, il y a Eli qui se trouve une copine, encouragée par Greer qui se la joue entremetteur. C’est le type de storyline qui va peut-être permettre de toucher un public de la série qui attend (désespérément) l’arrivée d’une certaine frivolité dans le show, mais il faut reconnaitre que les scénaristes se sont tellement enfoncés dans leur style presque neurasthénique que l’amourette ne semble pas à sa place. De plus, Eli pourrait véritablement gagner à être utilisé pour quelque chose de plus intellectuel, mais apparemment, ce n’est plus réellement d’actualité pour lui, sauf quand il faut que quelqu’un trouve par miracle une solution.

Au final, Trial and Error arrive difficilement à captiver. L’épisode a ses moments, mais ils sont brefs. Tout ceci est destiné à faire évoluer les personnages, mais la scénarisation est bien moins fine qu’elle ne semble vouloir l’être. Résultat : difficile d’adhérer, voire même d’être concerné. En tout cas, cet épisode parait vouloir nous préparer à l’idée que les méchants aliens bleus pourraient faire leur retour, ça serait vraiment une bonne chose si ça se concrétisait, car il y a véritablement besoin d’un ennemi pour réussir à générer de nouveaux enjeux et du suspens.