Stranger Things Saison 1 : Entre réminiscence et horreur, on retrouve le fun de la pop culture ‘80s

Stranger Things Saison 1

C’est à la mi-juillet 2016 que Stranger Things est arrivée sur Netflix avec sa première saison. La seconde arrive finalement après tout ce temps le 27 octobre prochain. Avant cela, faisons une petite piqure de rappel avec un retour sur la première saison – déjà publié en il y a plus d’un an – que l’on remet donc aujourd’hui en avant pour l’occasion.

L’utilisation de la nostalgie comme point d’accroche pour une série n’est pas nouveau. Du temps de The Andy Griffith Show, il était déjà question de vendre cette Amérique d’antan qui semblait presque oubliée. Avec Stranger Things, ce n’est pas vraiment la réalité des ‘80s qui nous est proposée, mais plus le bon souvenir que l’on avait de la représentation de l’époque à travers le prisme réducteur de la pop culture.

Cette série des frères Duffer nous emmène ainsi dans une petite ville de l’Indiana en 1983 alors que le jeune Will Byers disparait dans d’étranges circonstances. Sans le savoir, les amis de Will vont rapidement laisser derrière eux leur partie de Donjons et Dragons et s’installer dans une aventure à la croisée entre l’univers de Steven Spielberg (E.T., Rencontre du Troisième Type…) et celui de Stephen King (Firestarter, Stand By Me…).

Stranger Things absorbe les règles d’un (ou plusieurs) genre et essaie de construire un hommage à la hauteur de ses inspirations. Les Duffer ne sont pas les premiers à tenter l’expérience avec le cinéma des années 80 comme base, mais ils ont le mérite d’en faire une série en 8 épisodes qui leur offre de quoi éviter certains écueils qui découlent d’ailleurs en partie du matériel qui les inspire.

Ainsi, si on passe outre l’aspect référentiel, cette première saison nous propose une intrigue complète faite avec de drames familiaux, des romances adolescentes, d’une conspiration gouvernementale, d’une aventure pour les jeunes, d’une pointe d’Alien et d’un peu plus encore. Le mélange est compliqué, mais il fonctionne grâce à un découpage de l’histoire qui permet de séparer les personnages en groupes qui vivent des péripéties différentes, avant que tout ne se rejoigne dans les deux derniers épisodes.

Naturellement, il y a un certain déséquilibre entre les parties, principalement à cause de l’intérêt que l’on peut développer pour les personnages et/ou leurs interprètes. Si Stranger Things avait été un film, il ne se serait concentré que sur les enfants et cela aurait probablement été suffisant. Dans la série, le quatuor de jeunes recherchant leur ami perdu dans une autre dimension fait d’ailleurs largement le spectacle à eux seuls et délivre ainsi ce qu’il y a de meilleur dans ces 8 épisodes.

Néanmoins, adultes et adolescents contribuent à leur façon et aident Stranger Things à trouver une maturité qui rend finalement l’ensemble plus facile d’accès à un large public. Ils n’en restent pas moins accessoires pendant une partie de la saison, nous éloignant régulièrement de ce qui est le plus divertissant.

Bien entendu, il faut ajouter par-dessus le fameux hommage qui a le mérite d’élever la série en lui donnant une identité créative presque distincte. Certes, elle est donc loin d’être originale, mais elle offre quelque chose de légèrement différent par rapport à la production actuelle. De plus, ceux qui sont vraiment familiers avec le matériel qui inspira les Duffer pourront s’amuser à reconnaitre les références – certaines sont d’ailleurs ouvertement explicitées.

Stranger Things aurait pu fonctionner avec plus d’idées nouvelles, mais son parti pris créatif est non seulement bien assumé, il n’étouffe pas le récit – ce qui était le plus gros risque. Néanmoins, il est aussi limitatif par moment. Par exemple, cette petite ville de l’Indiana et ses habitants (Cara Buono est tristement coincée dans le rôle de la mère qui ne voit rien) auraient certainement pu profiter de développements plus conséquents.

Malgré tout, en dépit de cela et de quelques occasionnels problèmes de rythme, cette première saison de Stranger Things délivre exactement ce qu’elle promettait. Comme ses œuvres qui l’ont inspirée, elle propose un show teinté de fantastique et de suspense, mais elle s’adresse à un public qui ne rêve plus de la même manière d’une grande aventure. Les plus jeunes peuvent donc probablement se tourner vers le matériel d’origine qui possédait cette touche de divertissement familial qui a été ici substituée pour une véritable pointe d’horreur. Du moins, s’ils sont sensibles à cela.

Après tout, avoir 12 ans en 2016 n’est définitivement pas comparable à avoir 12 en 1983. Les temps changent, c’est pourquoi la nostalgie fonctionne tant et c’est également pourquoi Stranger Things s’adresse à ceux qui ont passé leur jeunesse à regarder leurs films en VHS et non en streaming. Il y a définitivement quelque chose d’ironique là-dedans.

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