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Vendredi 24 juin 2011 à 12:46 | 5 commentaires | | | |

Suits – Pilot (1.01)

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Mike Ross a toujours voulu devenir avocat, mais une erreur de jeunesse l’a entrainé sur une route différente. Le jeune homme a passé l’examen du barreau à l’aide de sa mémoire photographique, sans avoir été à une seule école. Par accident, il se retrouve à postuler comme nouvel associé pour Harvey Specter, l’un des meilleurs avocats de Manhattan, qui décide de l’engager.

Usa Network poursuit sa formule à succès qui veut avant tout mettre en avant les protagonistes. Les environnements dans lesquels ils évoluent se multiplient à force que la chaine donne le jour à de nouvelles séries. Suits nous entraine ainsi dans une firme d’avocats de Manhattan dans laquelle travaille Harvey Specter (Gabriel Macht).

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Ce dernier se présente quelque peu comme l’archétype de l’avocat sûr de lui avec ses costumes qui coûte une fortune et sa capacité à parvenir à obtenir tout ce qu’il veut. Harvey peut aisément être qualifié d’arrogant, mais celle-ci est habillement soutenu par une intelligence affirmé. S’il doit sa position à sa supérieure Jessica Pearson (Gina Torres), Specter n’a pas progressé par le fruit du hasard, il possède la personnalité pour se trouver où il est. Rapidement, il se révèle être bien plus qu’un cliché d’avocat, laissant peut-être un peu trop ce rôle à son collègue Louis Luitt (Rick Hoffman).

Specter étant ce qu’il est, il obtient une promotion qui doit s’accompagner d’un nouvel associé. Il faut absolument que celui-ci sorte de Harvard pour des raisons d’images. C’est de là d’où il vient, même s’il se juge être une exception. Un concours de circonstances va mettre – heureusement pour lui – Mike Ross (Patrick J. Adams) sur sa route, qui cherche à échapper à la police alors qu’il a une valise contenant de la drogue dans ses mains.

À l’image de Specter, Mike avait tout du personnage qui aurait pu se montrer trop intelligent et prétentieux. Seulement, si Mike possède une mémoire photographique et un sens de la débrouillardise développé grâce à ces dernières années peu légales, il a beaucoup à apprendre du nouveau monde dans lequel il se voit l’opportunité d’évoluer. C’est une chance pour lui de relancer son existence, mais cela demande aussi beaucoup de volontés. Mike n’a pas les années derrière lui pour s’être endurci et il possède une sensibilité naturelle qui le pousse à se sentir concerné. Il complète alors aisément Specter, qui endosse aisément le rôle du mentor, surtout avec l’absence de figure paternelle dans la vie de Mike.

Le pilote de Suits trouve donc ses plus grandes forces dans son duo, tout particulièrement quand ils sont dans la même scène. L’épisode se distingue aussi par son ambiance qui parvient à se distinguer légèrement de la marque de fabrique de la chaine qui en devient assez lassant à force.

La partie judiciaire souffre quand même de ne pas parvenir à totalement captiver, surtout du côté de Mike, qui hérite d’un pro-bono qui cherche un peu trop à humaniser et contrebalancer le type de clients qu’à l’habitude de représenter Specter – et qui s’annonce plus pertinent. La vie passée de Mike s’étale aussi et on peut imaginer que son absence de diplôme de Harvard pourra venir planer dangereusement au-dessus des deux hommes. Si Jessica Pearson réussit le joli tour au détour de quelques dialogues d’être plus que ce qu’elle semble représenter, on ne peut pas en dire autant des autres personnages secondaires qui ne sont pas assurés de sortir tout de suite de leur fonction première.

L’important est en tout cas posé dans ce pilote. Suits réussit à faire preuve d’une identité palpable dans un monde (télévisuel) juridique loin d’être sans pitié. Si la série ne tombe pas par la suite dans la facilité, elle pourrait alors parvenir à défendre comme il se doit son affaire.

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