tell me you love me
Conseillère conjugale, le Dr May Foster tente de venir en aide à ses clients. Dave et Katie, la quarantaine, en apparence heureux, n’ont plus de relations sexuelles. Carolyn et Palek, trentenaires, veulent avoir un enfant, mais la pression pour tomber enceinte n’est pas facile à surmonter. Enfin, Jamie et Hugo, fiancés, doivent faire face à l’infidélité.

Le résumé, gentiment emprunté à Allociné, n’est pas tout à fait vrai, mais devant la dure tâche d’écrire moi-même ce-dit résumé, j’ai préféré laisser la place à de plus expérimentés que moi en la matière.
Parler de Tell Me You Love Me, honnêtement n’est pas aisé. On peut alors traiter de deux points principaux dans la série :

– Ne jouons pas les snobinards, ne tournons pas autour du pot, ce qui a fait parler de la série avant l’heure, ce sont ces scènes de sexe. Vrai, pas vrai ? Simuler ou non ? HBO a toujours eu tendance à déshabiller ses acteurs, et autant dire que le coup médiatique, une fois le visionnage fait, se révèle avoir été bien mené. Car, il faut reconnaître que la réalisation ne permet pas de répondre à la question qui a tant fait jaser. HBO a toujours été réaliste dans ce domaine, nous pouvons donc leur reconnaître, qu’une fois n’est pas coutume, c’est réaliste. Le reste, ça s’appelle de la promo. Ni plus, ni moins.

– En définitive, le deuxième point va complètement éclipser le premier, car, à vrai dire, la première question perd vite de son intérêt devant l’ennui que l’on ressent au visionnage. C’est d’ailleurs pour cette raison que les médias ont dû se concentrer sur les scènes de sexes, tellement obsédés par ce qu’on leur mettait sous les yeux (le temps, nous pouvons aisément le parier de 2/3 épisodes encore, après ce sera fini), et n’ayant rien d’autre à faire pendant le visionnage. Car, il faut l’admettre, s’il n’y avait pas ça, le scénario est d’un consensuel incroyable. L’amour et le sexe semblent complètement inséparables et nous avons droit donc à des couples qui ne sont finalement obsédés que par leurs libidos. Par conséquent, on se doute, dans le genre profondeur psychologique, on trouve mieux. Dans le genre, relations de couples, on trouve mieux. Les problèmes de cœur des autres, ce n’est pas le plus palpitant, alors les problèmes de cul des autres, c’est clairement encore plus ennuyeux. La gent féminine a toujours eu un faible pour les comédies romantiques. Si je ne suis pas une bonne représentante de cette catégorie de femme, cela ne m’empêche pas d’aimer quelques films/séries de ce style. Le problème ici, c’est que les histoires déjà vues sont loin du bonheur. Ça ne respire pas la joie, vous pouvez l’imaginer, et sincèrement, dans le larmoyant/drame ou tout ce que vous voulez, on a déjà vu mieux. Nos protagonistes sont assez fades, sans grande personnalité pour la moitié d’entre eux. Logique, autrement, on n’aurait pas à faire à des clichés. Le pire reste sans conteste le jeune couple, où si un jour une telle chose vous arrive, je vous conseille directement de divorcer, ça évitera d’attendre 5/10/15 années avant de vous décider. Ce serait dommage de perdre quelques années de sa vie aussi stupidement. Laissez ça aux autres. Vous, défiez le système, soyez intelligent. C’est, je pense, Dave et Katie, qui s’en sortent le mieux, car, il faut l’admettre, eux, ils ne couchent pas ensemble. De plus, leurs deux enfants sont là pour étoffer leurs histoires. Il s’agit ici, avant tout d’un problème de couple de longue durée, pas seulement lié au sexe, ce qui permet de rendre la story-line moins fade que les autres, et c’est la lenteur qui se contentera de tuer le potentiel restant.
Le quatrième couple est celui heureux (qui couche et tout donc), celui de la psychiatre, très peu présent sur la durée de l’épisode.

Vous l’aurez donc compris, Tell Me You Love Me joue de la carte de la provocation pour ses débuts, phénomène à la mode pour les séries du câble, sans pour autant se révéler mériter l’étiquette ou une quelconque once d’intérêt. Le style documentaire rend la série encore plus difficilement abordable, de par le manque d’ambiance musicale, et de par sa réalisation, pouvant en rebuter certains. Ici, tout ceci n’est que détail face à un scénario qui ne mérite même pas qu’on s’y arrête.

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CaroleC
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