Après le crash d’un satellite militaire, les habitants de la petite ville de Piedmont en Arizona vont tous mourir d’un mal inconnu. Une équipe de scientifique est alors rassemblée et envoyée dans le laboratoire secret Wildfire afin d’étudier le virus appelé Andromeda. Bien que le gouvernement tente de garder secret l’incident, le journaliste Jack Nash va en apprendre l’existence.

The Andromeda Strain est le premier bestseller du célèbre Michael Crichton. Déjà adapté en 1971 par Robert Wise, cette nouvelle version a été commissionnée par la chaine câblée américaine A&E. Au niveau casting, beaucoup de noms connus : Benjamin Bratt, Eric McCormack, Christa Miller, Daniel Dae Kim, Viola Davis, Ricky Schroder, Andre Braugher et Justin Louis. Une bien belle affiche pour une mini-série en deux parties qui se veut ambitieuse.

Ayant ni lu le livre, ni vu le film, je ne pourrais pas juger de la fidélité de l’adaptation, donc, autant commencer par l’histoire.

The Andromeda Strain, vu l’âge de son histoire, a perdu une grande partie de ce qui, à l’époque, était original. Aujourd’hui, on y trouve beaucoup de clichés, mais tout n’a pas un côté déjà vu, au contraire, quelques idées vont venir redynamiser l’histoire au moment où elle commençait à en avoir besoin.

Clairement, le démarrage de la première partie n’est qu’une suite de scènes de présentation plus ou moins bien agencée, servant à placer le contexte, les personnages et les enjeux. Un satellite qui s’écrase, un virus mortel, des scientifiques surcompétents mais liés par des passés communs aussi mystérieux que peu surprenants… À ce niveau, l’intégration du journaliste n’apporte rien de plus du côté originalité. Bref, juste un film catastrophe comme tant d’autres. Benjamin Bratt mène assez bien, et les seconds rôles masculins ne sont pas mauvais non plus. Du côté féminin, même en minorité, les dialogues et interprétations ne sont pas toujours au niveau.

Donc, une fois que le premier quart s’achève, les choses vont commencer à devenir un peu plus concrètes. D’un côté, la pseudo conspiration prend un peu plus d’intérêt quand les scientifiques censés sauver la situation sont isolés. Le journaliste va donc devenir utile, commençant à fournir des infos permettant de faire progresser l’intrigue. C’est alors que tout dérape, la catastrophe s’empire et l’origine du virus commence à offrir des possibilités bien plus terrifiantes qu’à l’origine.

On commence la seconde partie avec une remise à niveau des enjeux, l’humanité se trouvant maintenant dans la balance. Le virus semble indestructible. Il s’adapte, il communique. Rien ne peut l’arrêter. Pour être précis, à ce moment, l’histoire a déjà basculé vers un style proche de la science-fiction. Une orientation plutôt ingénieuse qui va tout compliquer pour les personnages, mais qui nous sort aussi de la banalité de l’histoire. Certes, on n’assiste pas une révolution, mais le suspens tient la route et l’avenir de tous les personnages n’est pas garanti.

Quand la fin arrive, la happy-end a plus ou moins lieu, mais l’histoire ne s’arrête pas là, offrant un après aux évènements catastrophiques qui ont causé des milliers de morts.

Bref, sans être une révolution, The Andromeda Strain va réussir à entretenir son suspens grâce à un bon dosage dans ses rebondissements et autres révélations. Le résultat n’est pas mauvais, même s’il faut bien avouer que le genre semble, aujourd’hui, ne plus avoir grand-chose à offrir. On a donc un divertissement qui tient la route, avec un casting familier assez bon, une réalisation sans fioriture et des effets spéciaux qui sont convaincants. Les défauts sont un peu trop inhérents à ce genre de mini-série pour être énuméré sans donner l’impression de brasser de l’air.

À réserver au spectateur cherchant à se reposer devant leur poste, et aux amateurs des catastrophes virales.