The Astronaut Wives Club : Voyage dans l’espace et superficialité sur Terre (Pilote)

The Astronauts Wives Club : Voyage dans l’espace et superficialité sur Terre (Pilote)

Sept Américains sont sélectionnés pour le programme Mercury, destiné à envoyer un homme dans l’espace. Alors que la compétition avec les Soviétiques s’intensifie, un magazine va s’intéresser à l’histoire des sept femmes de ces astronautes. Ces dernières vont devoir alors apprendre à vivre ensemble tout en voyant les médias s’immiscer dans leur vie privée.

Drama historique d’ABC, The Astronaut Wives Club est tirée du livre du même nom par Lily Koppel. Elle est développée par Stephanie Savage (Gossip Girl) et produite notamment par Josh Schwartz (The O.C, Chuck). Plusieurs fois son lancement a été retardé – ce qui n’augure jamais rien de bon – principalement pour retravailler l’approche créative de la série. En quelques mots : il faut non seulement se concentrer sur les femmes, mais aussi sur leurs maris. Ce qui est nuisible au déroulement du pilote.

Avec sept femmes, sept hommes plus le reporter du Life chargé de couvrir la vie des épouses d’astronautes, le premier épisode de The Astronaut Wives Club a du pain sur la planche et l’exécution n’est pas sans accrocs. Les personnages féminins se définissent malheureusement par un seul trait de caractère. Il y a Betty Grissom (JoAnna Garcia Swisher), l’adorable et supportive conjointe de Gus (Joel Jonhston) ; Rene Carpenter (Yvonne Strahovski), la blonde platine qui aime tirer la couverture sur elle ; et aussi Annie Glenn (Azura Parsons) qui reste en arrière-plan à cause de son bégaiement.

Le pilote se base principalement sur Louise Shepard (Dominique McElligott) dont le mari Alan (Desmond Harrington) sera le premier homme à aller dans l’espace. Froide et déterminée, Louise ne veut montrer aucune faiblesse, que ce soit pour la presse ou devant les autres femmes, ce qui la rend plus antipathique qu’autre chose.

The Astronaut Wives Club ressemble une fête à laquelle un membre de votre famille vous invite. Pendant la soirée, il vous explique qui est qui. Les noms ne rentrent pas et vous êtes obligés de vous y reprendre à vingt fois pour enfin savoir quel nom va sur quel visage. De plus, les clichés sont de sortie pour ce qui est de retranscrire les années 1960 : pour faire court, les hommes s’amusent et les femmes restent à la maison. Seul Trudy Cooper (Odette Annable) semble se révolter contre ce statu quo, mais l’écriture de son personnage la rend plus insupportable que réellement pertinente.

Le plus gros problème découle ainsi de ces stéréotypes. Les meilleurs passages du pilote restent les moments historiques, où les fusées décollent et que tout le monde retient son souffle. À côté de telles avancées, les protagonistes féminins et leurs histoires apparaissent être incroyablement frivoles. Les liens qui unissent ces femmes ne sont que trop peu évoqués. Pour un show possédant le mot « wives » dans son titre, cela est vraiment dommage.

Ce qui empêche, pour ainsi dire, la fusée The Astronaut Wives Club de s’écraser dès le démarrage tient en deux points : l’ambiance stylistique de la série et son casting. Les drames historiques ont la côte en ce moment, que cela soit avec Masters of Sex ou le plus récent Halt and Catch Fire, et The Astronaut Wives Club parvient à bien retranscrire la période dans laquelle elle est située. Les robes sont belles (notamment celles d’Yvonne Strahovski) et les musiques sont d’époque, ce qui crédibilise l’ensemble.

Le casting de son côté réunit des actrices talentueuses qui arrivent à tirer le mieux de ce qui leur est donné. Sortent du lot Erin Cummings, qui réussit à être touchante et drôle dans le rôle de Marge Slayton, une femme qui affiche une confiance en elle pour cacher ses insécurités, mais aussi JoAnna Garcia Swisher, naturellement sympathique. Les hommes n’ont pas eu grand-chose à faire, excepté Desmond Harrington, qui continue dans la veine de ce qu’il accomplissait dans Dexter : aucune expression faciale et des marmonnements qui donnent envie de mettre des sous-titres.

Il ne faudrait pas condamner tout de suite The Astronaut Wives Club. Si le pilote n’est pas de grande qualité, il possède un côté « on va apprendre des secrets sur une période historique que l’on connaît tous plus ou moins » intrigant. Il y a des choses à creuser dans cette série, que cela soit le rôle de la presse ou la place des femmes dans l’Amérique fortement masculine des années 1960. Reste à savoir si les scénaristes essaieront d’emprunter cette voie-là ou s’ils s’en tiendront à la superficialité des histoires de ce premier épisode.

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