Lorsque Penny lui impose le rôle de son actuel petit ami pour son père en visite chez elle, Leonard profite abondamment de l’occasion. De leur côté, Raj, Howard et Bernadette passent leur soirée autour d’un télescope.

Je notais la semaine dernière une éventuelle volonté de remettre l’histoire entre Penny et Leonard sur le devant de la scène. L’introduction hilarante sur les possibles faiblesses de super héros passée, la storyline principale du jour convoque rapidement les deux anciens amants par le biais du père de la jeune fille que l’on découvre pour la première fois. On ne peut qu’être enthousiaste devant cette mise en place rapide des enjeux de l’épisode, d’autant que Leonard, bien trop en retrait ces derniers temps, va évidemment être placé au centre des débats, dommage que cela passe, comme d’habitude, par son attirance pour Penny, attirance qui semble indélébile.

Cette partie de l’épisode souffre de certaines facilités, comme le dit Howard, la situation est classique, un tube que l’on n’a plus vraiment envie d’entendre. Leonard passe son temps à récupérer les quelques miettes que sa voisine laisse tomber, ici, et comme souvent, par pure manipulation. Il ne ressort jamais grandi d’une interaction avec son ex-petite amie. D’autant que l’affection de Keith Carradine, très bon comme toujours, pour le garçon, ainsi que la soirée entre filles de la semaine dernière, laissent penser que les deux tourtereaux n’en ont pas terminé. Si la rupture en fin de saison trois avait été brutale, mais salutaire pour le show, on se retrouve désormais dans la pire combinaison possible, un retour aux sources sans évolution et sans explications sur son précédent ratage. Seuls les « I love you » de Leonard répétés avec autant d’insistance que d’ironie peuvent laisser espérer une prise de conscience du garçon, une direction vers un avenir où Penny n’aurait plus cette forme divine.

La récurrence des deux nouveaux personnages féminins, Bernadette et Amy, va forcément imposer des séparations de groupe, ce qui posait déjà problème en début de saison trois pour la rythmique des épisodes. La storyline d’Howard, Bernadette et Raj reprend d’ailleurs les mêmes défauts que sa grande soeur : ne faire fonctionner le scientifique indien qu’en fonction de son meilleur ami, l’utilisation de schémas ultra-classiques (la réunion autour d’un télescope), l’abus d’alcool de Raj…Il faudrait davantage que la nouveauté représentée par Bernadette, personnage pourtant sympathique et drôle lorsqu’elle expose avec lucidité les défauts de son homme, pour relever cette storyline bouche-trous.

Le début de saison est une nouvelle fois difficile pour The Big Bang Theory qui expose au grand jour des faiblesses inquiétantes dans l’incapacité de se renouveler et de trouver une cohésion et un équilibre autour du noyau dur de son groupe. Si la volonté passagère de placer Sheldon en retrait, qui réussit pourtant toutes ses interventions jusqu’au bouquet final de feuilles volantes, est à saluer, il semble urgent de bousculer les schémas établis.

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