Les quatre garçons tentent de convaincre Penny et son nouveau petit ami de participer avec eux au concours de costumes du Nouvel an, organisé par la boutique de comics.

Que les membres du groupe deviennent soudainement Frodon, Flash, Peter Pan ou l’effet Doppler, les épisodes costumés sont toujours de grands moments. L’action paraissant, de plus, recentrée toute entière sur cette schizophrénie passagère, on pouvait alors s’attendre à un épisode d’anthologie, où la cohésion de groupe redeviendrait une notion primordiale.

Au final, le concours de costumes n’est qu’un prétexte ne prenant que très peu de place dans l’épisode. L’important étant plutôt cette tension sous-jacente, non entre Leonard et le petit ami actuel de Penny, Zack, mais entre la jeune fille et son ancien amant. Ici on met en valeur explicitement ce qui n’était que bredouillé dans le dernier season finale, à savoir la difficulté de Penny à remplacer Leonard, Zack étant une sorte de passe-temps artificiel.

Il semblait que la relation amoureuse entre deux des personnages principaux de la série était devenue un handicap au bon fonctionnement de celle-ci. Difficile à croire à la vision de cet épisode tant le propos est construit subtilement : Zack qui remplace Leonard en tant que Superman, les différents essais pour se réconcilier avec Penny pour obliger son ancien petit ami à aller se confronter à cette dernière…

Suprême cerise sur le gâteau : les fous rires pullulent dans l’épisode, provoqués non seulement par les costumes en tous genres, le poney rose de Raj ou les 30.000 coups à la porte de Sheldon, mais aussi par l’intégration de Zack au groupe. Si la stupidité de celui-ci par rapport aux scientifiques pouvait être d’une grande facilité, les scénaristes évacuent heureusement cette possible critique d’un revers de main. Tout d’abord avec de très bons dialogues (la vanne sur Bob l’éponge) ou la confrontation entre la particularité de Sheldon et celle de Zack. Enfin, la mise sur la touche des malheureux maillons faibles, Amy et Bernadette , grâce à des explications plaisantes et brèves permet un intérêt redoublé autour des principaux protagonistes, sans éparpillement.

Un épisode qui laisse donc bien optimiste avant la pause de Noël, en resserrant le groupe autour des noyaux durs sans mettre en avant qui que ce soit (Sheldon tout particulièrement), la série retrouve un rythme comique endiablé tout en se payant le luxe d’offrir à Penny et Leonard une discussion plus touchante que leur rupture. En évitant les facilités promises d’emblée par les premières minutes – les costumes ridicules ou la stupidité de Zack – les scénaristes nous font un joli cadeau de Noël.

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