Cathy décide de faire construire une piscine dans son jardin ce qui dérange sa voisine. Son fils n’arrête pas de lui faire des blagues. Son mari est un grand enfant. Son frère est sans-abris et heureux de l’être. Elle a un cancer et ne parvient pas à le dire à l’un d’eux.

The Big C est une nouvelle dramédie de Showtime qui nous parle donc de Cathy, mère, professeure, et atteinte d’un cancer. Ses chances de guérisons sont pratiquement nulles et elle refuse de suivre un traitement qui ne fera que prolonger sa vie en la rendant encore plus malade.

Le fait est que Cathy réalise qu’il est temps de vivre comme elle l’entend et décide donc de doucement injecter une touche de folie dans son quotidien, ce qui va légèrement perturber ceux qui l’entourent – mais pas trop.

On va alors commencer par faire connaissance avec l’univers dans lequel évolue Cathy. Une introduction assez superficielle qui va avant tout servir à poser les bases relationnelles entre les personnages. L’idée générale du pilote est de montrer que le mari, le fils ou le frère sont tous les trois de grands enfants et que Cathy est celle qui est responsable – et donc barbante et sujet à moquerie. Elle n’arrive pas à leur délivrer la « nouvelle », car ils ne sont visiblement pas prêts à entendre ce qu’elle a à leur dire. Malgré ça, ils vont pousser Cathy à enclencher un changement : elle va devenir comme eux pour être heureuse. On se doute donc que les hommes vont devoir grandir pour qu’elle puisse finir sa vie comme elle l’entend et qu’ils se préparent à vivre sans elle.

La route va être longue et le format va alors bien se prêter à cela. La série débute le premier jour de l’été et le concept est que chaque saison couvrira justement une saison. La première est estivale, Noël sera dès lors en saison 3. On n’y est pas encore et malgré tout le bien que je pense sur Laura Linney, The Big C va devoir passer outre son pitch de départ pour captiver un minimum.

D’ailleurs, l’interprète principale se révèlera être Le point fort du pilote. On peut s’attacher à elle, mais tout ce qui l’entoure ne génère pas beaucoup d’intérêt. Peut-être qu’une fois que sa maladie sera rendue publique (ce qui ne semble pas pour tout de suite) les choses commenceront à évoluer dans le bon sens, mais dans ce premier épisode, les enjeux sont un peu flous et personne n’est à la même page que les autres. Cela part donc un peu dans tous les sens et intéresse peu.

En conclusion, The Big C se repose entièrement sur Laura Linney et ce n’est pas une mauvaise chose. Il va juste être nécessaire de bâtir autour d’elle afin d’apporter à l’univers la consistance que le sujet requiert. Ce départ est un peu faible, mais cela peut vite changer si les bons angles sont exploités. Comme la majorité des séries Showtime récentes, il va falloir être un peu patient pour voir si elle mérite qu’on s’y investisse.