The Borgias Saison 2

Vendredi 16 août 2013 à 10:40 | 0 commentaire | | | |

The Borgias : Guerre fraternelle (Saison 2)

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Alors que le Pape tente de redonner de sa superbe à Rome, ses fils sont chargés de gérer des ennemis de plus en plus menaçants. Lucretia doit à présent se trouver un nouveau mari, mais elle ne compte pas faciliter la tâche à qui que ce soit.

La première saison de The Borgias avait laissé le Pape Alexandre VI sur un succès temporaire. L’armée française n’a pas touché à Rome et s’est retrouvée en plein cœur de Naples qui a été dévastée par la maladie.

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On reprend peu de temps après et les français font leur retour, assistés par les Sforza. La situation sera à moitié désamorcée, mais la guerre est inévitable, ce qui poussera la création d’alliances inédites. L’aspect politique de la série bat donc son plein en ce début de saison, et restera présent jusqu’au bout – les opposants changent, pas le jeu. Les Sforza s’imposeront tout de même sur la durée, mais ils ne seront pas les seuls, car la papauté a ses ennemis, des anciens et des nouveaux – plus fanatiques les uns que les autres.

Tout ceci servira à alimenter diverses trames scénaristiques qui permettront à Cesare et à Juan de s’opposer. Plus encore qu’auparavant, les frères deviennent ennemis, autant par vanité que pour satisfaire leur père.

Cesare veut avoir tout ce que son père accorde à Juan, mais on lui refuse le droit de quitter son poste de cardinale. Il passera donc la saison à tenter de faire plaisir au Pape et il va se salir les mains pour y parvenir. Cela apporte de l’action, du charme et de l’aventure. Cesare ne s’impose pas le plus souvent comme le héros de la série sans raison. Il ajoute une grosse dose de romanesque qui manque toutefois occasionnellement de romantisme.

À l’opposé, Juan est toujours un raté qui est récompensé pour son arrogance. Il est méprisable, mais son père est totalement aveugle, excusant tous ses débordements et lui octroyant des privilèges qu’il ne mérite pas spécialement – selon ceux qui le connaissent.

Il est difficile de ne pas se ranger du côté de Cesare, mais on ne nous demande pas de ne pas le faire. De même, à la fin, avoir pitié pour Juan semble des plus naturel. Leur opposition s’engage ainsi sur une route prévisible où la chute de l’un est plus que nécessaire pour le bien de l’autre. Il y aura tout de même des twists et une légère dose de tragédie qui entretiennent un certain intérêt pour cette guerre froide entre les deux Borgia.

À côté de ça, le Pape cherche à faire de Rome une grande et belle ville, ce qui sonnera occasionnellement comme n’étant qu’une pauvre excuse pour donner du matériel scénaristique aux femmes du casting. Certes Lucretia n’avait pas besoin de ça, car elle passe la saison à faire fuir ses prétendants – ce qui manque cruellement d’intérêt –, mais ça sera utile à Giulia Farnese et Vannozza dei Cattanei pour qu’elles restent pertinentes à plus d’un niveau. L’orientation de la saison éloigne clairement Rodrigo de ses femmes, après une sorte de triangle amoureux rapidement oublié.

À la place, Jeremy Irons monte sur ses grands chevaux, en fait des tonnes, et ce, de façon étrangement réjouissante quand son personnage se croit puni par Dieu et tente de se faire pardonner en faisant pénitence. Après la guerre du début de saison, le ton change et n’en devient pas pour autant grave. En fait, Rodrigo Borgia semble être de plus en plus mégalomaniaque. La trop grosse consommation de sardines à un effet étrange qui dynamise le Pape et lui ajoute un zeste de second degré.

Pour terminer, Giuliano della Rovere est toujours présent et veut encore faire tomber Rodrigo. Cette fois, il passe la saison à trouver le moyen de le tuer. Ce n’est pas rien, mais c’est traité de manière trop répétitive et superficielle.

Pour sa seconde saison, The Borgias a donc varié les plaisirs. Il y a de la guerre ouverte, des manigances, de l’hérésie, beaucoup de morts, de la torture, des courtisans, du drame et des twists, sans oublier une dose de charme. C’est par moment excessif, trop théâtral, voire légèrement surjoué, mais il faut admettre que le divertissement est bien là. Un ou deux épisodes se révèlent certes un peu faibles, se contentant de ressasser des sujets trop développés auparavant, mais dans l’ensemble, cette saison s’est montrée satisfaisante bien qu’il y ait encore de la place pour l’amélioration.

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